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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 01:26

 

 

 

 

Centrafrique: d'ex-rebelles désertent Bangui

 

30-11-2013 à 10h15 - Mis à jour à 16h25

 

BANGUI (AFP) - L'effet d'annonce de Paris a joué à plein: avant même le début de l'intervention militaire française à Bangui, d'ex-rebelles plient bagages depuis quelques jours et désertent la capitale centrafricaine où ils terrorisaient la population depuis des mois.

 

"De tous les quartiers, les mêmes informations remontent: des Séléka s'en vont, ils quittent Bangui", explique à l'AFP sous couvert d'anonymat un haut diplomate occidental en poste en Centrafrique. Impossible pour autant de chiffrer ces départs, ajoute cette même source, ils se font surtout de nuit quand la ville est sous couvre-feu.

Même constat d'un responsable d'une organisation humanitaire. Le mouvement a débuté dès que la France a annoncé officiellement qu'elle envoyait des renforts en Centrafrique pour épauler la force africaine déployée dans le pays et que ses troupes interviendraient dès le vote, attendu dans les prochains jours, d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

 

"En quelques jours, toutes les agressions ont cessé", constate ce responsable humanitaire alors que depuis début novembre la ville était livrée à une nouvelle vague de criminalité, oeuvre d'hommes issus des rangs de la coalition rebelle Séléka qui a renversé en mars le régime du président François Bozizé.

 

Effectivement - contrairement à il y a encore quelques semaines - les pick-up bondés d'hommes en uniformes dépareillés ont quasiment disparu des principales artères de la ville.

"Match à domicile"

 

Les paras français chargés de tenir l'aéroport et de préparer une éventuelle évacuation des ressortissants européens dans le cadre de l'opération Boali se font, eux, au contraire, de plus en plus visibles avant l'arrivée des renforts. A bord de leurs blindés, ils multiplient les patrouilles dans une ville bien connue de l'armée française.

 

L'opération Boali est en place depuis 2002. Avant, il y en avait eu d'autres comme Barracuda dans cette ex-colonie française, où pendant des décennies, les gouvernements successifs de Paris ont activement participé à installer et déposer les régimes en place.

Osant une métaphore sportive, un officier africain résume: "pour l'armée française, une opération à Bangui c'est un peu un match à domicile".

 

Si personne à Bangui - tant chez les diplomates que chez les humanitaires - ne semble douter de la capacité des Français à rétablir rapidement un minimum d'ordre et de sécurité dans la capitale et sur les principaux axes routiers menant au Cameroun et au Tchad, certains s'interrogent déjà sur ce qui passera à moyen terme.

 

"Les Séléka quittent Bangui, mais que vont-ils faire en brousse? Qui ira les désarmer dans la forêt?", s'interroge un diplomate.

 

Traditionnellement, depuis l'indépendance du pays, la France s'est essentiellement souciée du pays "utile". Bangui, ses environs, le nord-ouest - là où récemment des affrontements meurtriers ont opposé ex-rebelles musulmans et milices d'auto-défense de paysans chrétiens.

 

Qu'en sera-t-il cette fois-ci, alors que rébellions et groupes armés qui formaient la Séléka ont surgi des confins orientaux du pays, aux frontières du Tchad, du Soudan, du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo ?

 

Une vaste région où toute administration de l'Etat a disparu depuis des années et dont certaines villes ne sont plus accessibles que par avion, routes et pistes ayant été avalées par la forêt.

 

Mais une région qui suscite aussi bien des intérêts. Le groupe nucléaire français Areva a un projet d'ouverture d'une mine d'uranium dans le sud-est de la Centrafrique. Il a suspendu ses opérations en septembre 2012 en raison de l'insécurité chronique de la zone.

 

 

Centrafrique : Imminente résolution de l’ONU donnant mandat à la France

 

 

 

Nos soldats prêts à sauter sur Bangui

 

Des hommes du génie de l’Air préparent déjà l’aéroport de la capitale de Centrafrique à l’arrivée des troupes françaises. Environ 1 000 hommes seront mobilisés sur six mois pour rétablir l’ordre.

 

La résolution 2 121 de l’ONU va être renforcée dès la semaine prochaine pour donner mandat d’intervention à la France et à la force africaine Misca. Aussitôt, nos troupes seront déployées en Centrafrique. Une partie arrivera par les airs. Les soldats qui viendront de Métropole sont attendus par les 400 hommes du contingent français Boali installés à Bangui dans le cadre de leur mission de protection de nos ressortissants sur place.

 

Des bandes de pillards

 

Déjà, des spécialistes du génie de l’Air sont à pied d’œuvre pour sécuriser les pistes d’atterrissage. D’autres troupes pénétreront en République centrafricaine par la route qui relie le Cameroun à Bangui, pour l’instant plus ou moins sécurisée par des forces africaines envoyées par le Gabon, le Congo Brazzaville, le Cameroun et le Tchad. Au total, la France mobilisera environ un millier d’hommes, assure-t-on dans l’entourage du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Ceux-ci ne viendront pas du Mali voisin. Il n’y aura pas de vase communicant entre les deux guerres africaines de la France. Officiellement, ces deux opérations n’ont rien de commun. Au Mali, il fallait affronter des djihadistes bien armés et bien dirigés, prêts à mourir pour leur cause. En Centrafrique, il s’agit de rétablir la sécurité face à des bandes de pillards. Ceux-ci sont issus de la rébellion Séléka, elle-même noyautée par des rebelles soudanais et tchadiens. Vont-ils, pour autant, se disperser au premier coup de feu ?

 

Le temps presse

 

La situation sur place appelle en tout cas une réaction urgente de la communauté internationale. Les humanitaires n’osent même plus aller sur le terrain, si bien que personne ne peut évaluer le nombre de victimes. Les civils déplacés se comptent en centaines de milliers. Les rebelles musulmans attaquent les villages chrétiens, majoritaires en Centrafrique, tandis qu’en réponse des milices de défense se constituent. Voilà pourquoi le secrétaire général de l’ONU a évoqué « une situation prégénocidaire ». Pour la France, il s’agit aussi d’éviter la déstabilisation de toute une région située au cœur de trois zones de conflit : le Sahel et ses djihadistes, les grands lacs et ses rebelles de toutes obédiences, l’Afrique de l’Est et ses zones de non-droit. Livrée à l’anarchie, la Centrafrique pourrait attirer les membres de la secte islamiste Boko Haram, pourchassés au Nigeria, et les troupes rebelles soudanaises et tchadiennes. Quant à la LRA (Lord resistance army) venue du Congo, elle est déjà enkystée dans le Sud-Est.

 

On comprend que le temps presse. Mais, six mois seront-ils suffisants pour passer la main à une force africaine renforcée ?

 

Ludovic BASSAND

 

Source : http://www.vosgesmatin.fr/actualite/2013/11/30/nos-soldats-prets-a-sauter-sur-bangui

 

 

 

Centrafrique : devant l’imminence de l’intervention française, les rebelles détalent

 

par Jacques N. Godbout le 30/11/2013 à 11:00

 

Après l’annonce mardi de l’envoi par la France d’un millier de soldats en Centrafrique les ex-rebelles détalent et quittent enfin la capitale centrafricaine où ils terrorisaient la population depuis des mois, rapporte l’AFP.

 

 «De tous les quartiers, les mêmes informations remontent: des Séléka s’en vont, ils quittent Bangui», a confié à l’agence de presse sous couvert de l’anonymat un haut diplomate occidental en poste en Centrafrique.

 

Toujours selon la même source, il est impossible toutefois de chiffrer ces départs qui se font surtout de nuit quand la ville est sous couvre-feu.

 

Même constat d’un responsable d’une organisation humanitaire, rapporte l’agence française. Le mouvement a débuté dès que la France a annoncé officiellement qu’elle envoyait des renforts en Centrafrique pour épauler la force africaine déployée dans le pays et que ses troupes interviendraient dès le vote, attendu dans les prochains jours, d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

«En quelques jours, toutes les agressions ont cessé», constate ce responsable humanitaire alors que depuis début novembre la ville était en proie aux exactions des ex rebelles de la Séléka qui a renversé en mars dernier le régime du président François Bozizé.

 

La France est présente dans le cadre de l’opération Boali en RCA depuis 2003. Cette opération, dit la Défense française, vise à apporter un soutien logistique, administratif, technique et si besoin opérationnel à la Mission de consolidation de la paix en République Centrafricaine (MICOPAX), mission qui s’est transformée en Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) depuis le 1er août. Parallèlement, si la situation l’exige, la force est également en mesure d’assurer la protection des ressortissants français.

 

Les militaires français déployé en République Centrafricaine assurent la sécurisation de l’aéroport M’Poko de Bangui, la surveillance des points d’intérêts français et la sécurité des ressortissants français.

 

Au contraire des pick-up bondés d’hommes en uniformes dépareillés qui terrorisaient la capitale et qui ont quasiment disparu des principales artères de la ville, les paras français chargés de tenir l’aéroport et de préparer une éventuelle évacuation des ressortissants européens se font pour leur part de plus en plus visibles avant l’arrivée des renforts et multiplient les patrouilles à bord de leur blindés.

 

Personne ne semble douter de la capacité des Français à rétablir rapidement l’ordre et de sécurité dans la capitale et sur les principaux axes routiers menant au Cameroun et au Tchad, il restera toutefois à voir ce qu’il en sera dans l’ensemble du pays. Mais, «Qui ira  déloger les rebelles de la Séléka dans la forêt?», s’interroge-t-on.

 

Mini-sommet le 7 décembre à Paris

 

Un mini-sommet sur la Centrafrique se tiendra le 7 décembre à Paris, après un vote à l’ONU sur le sujet et dans la foulée d’un sommet sur la paix et la sécurité en Afrique, a annoncé samedi la présidence française, rapporte l’agence France-Presse.

 

Une quarantaine de dirigeants africains se réuniront les 6 et 7 décembre à Paris pour un sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique, à l’initiative du président français François Hollande.

 

Le mini-sommet se tiendra dans la foulée et après le vote, prévu en milieu de semaine, d’une résolution de l’ONU autorisant le déploiement d’une force africaine soutenue par la France en Centrafrique.

 

Il réunira, outre M. Hollande, une dizaine de participants parmi lesquels le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, les dirigeants des pays voisins ainsi que le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye, a-t-on précisé de même source.

 

L’ancienne colonie française est plongée dans le chaos depuis le renversement, le 24 mars, du président François Bozizé par Michel Djotodia, le chef d’une coalition rebelle, la Séléka, aujourd’hui dissoute mais dont les éléments continuent à semer la terreur dans le pays.

 

Source http://www.45enord.ca/2013/11/centrafrique-devant-limminence-de-lintervention-francaise-les-rebelles-detalent/

 

 

Avant l'intervention française. D'ex-rebelles désertent Bangui

 

http://www.ouest-france.fr

 

Les pick-up bondés d'hommes en uniformes dépareillés, présents encore tout récemment, ont quasiment disparu de Bangui.

Avant même le début de l'intervention militaire française à Bangui (Centrafrique), d'ex-rebelles plient bagages depuis quelques jours et désertent la capitale centrafricaine, dont ils terrorisaient la population depuis des mois. 

"De tous les quartiers, les mêmes informations remontent : des Séléka s'en vont, ils quittent Bangui", explique un haut diplomate occidental en poste en Centrafrique. 

Même constat d'un responsable d'une organisation humanitaire : le mouvement a débuté dès que la France a annoncé officiellement qu'elle envoyait des renforts en Centrafrique.

Centrafrique : devant l’imminence de l’intervention française, les rebelles détalent
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