Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 14:37

 

 

 

 

Centrafrique : arrivée des premiers renforts terrestres français

 

http://www.lepoint.fr  Le Point.fr - Publié le  - Modifié le 

 

Une colonne de l'armée française a traversé la frontière dans la localité de Cantonnier.

 

Les premiers renforts terrestres de l'armée française ont pénétré samedi matin en Centrafrique, a constaté un journaliste de l'AFP. Venue du Cameroun, une colonne d'environ 200 soldats français a traversé la frontière dans la localité de Cantonnier (ouest de la Centrafrique), a constaté le journaliste de l'AFP, intégré dans le dispositif français. Les soldats ont été salués par une foule en liesse massée le long de la route et qui criait "Merci! Merci!". "C'est bon, c'est bon, c'est bon!", s'époumonait une femme, entourée de dizaines d'autres Centrafricaines, dansant, criant, applaudissant l'arrivée des militaires français, tandis que des enfants surexcités tapaient dans leurs mains.

 

Des hommes, eux, levaient le poing en signe de victoire. "Il faut nous libérer!", lançait un passant en direction des militaires, juchés sur leurs camions et véhicules blindés. Douaniers, policiers et quelques membres des forces de sécurité centrafricaines se mettaient au garde à vous au passage de la colonne française.

 

Près de 800 soldats français étaient déjà présents en Centrafrique, à Bangui, dans le cadre de l'opération "Sangaris" (du nom d'un papillon rouge local), officiellement déclenchée jeudi soir après le feu vert de l'ONU. Un contingent d'environ 350 hommes avait été débarqué la semaine dernière au Cameroun, en prévision d'une entrée par la route dans l'ouest de la Centrafrique. Le dispositif français, déployé en soutien à une force africaine sur place, devrait compter à terme environ 1 200 hommes, selon Paris.

 

L'éclatement des violences

 

Jeudi, avant l'aube, de violents affrontements avaient éclaté dans la capitale, offensive des groupes armés anti-Séléka dans plusieurs quartiers. Ces violences avaient débuté quelques heures avant le vote d'une résolution à l'ONU donnant mandat à la force africaine sur place et à l'armée française pour rétablir la sécurité en Centrafrique.

 

La mission des militaires français, en appui de la force africaine sur place, est d'assurer "une sécurité minimum, permettant à une intervention humanitaire de se mettre en oeuvre, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui", selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

 

 

Des patrouilles françaises ramènent le calme à Bangui

 

Le Point.fr - Publié le  - Modifié le 

 

Des habitants de la capitale centrafricaine assurent que les hommes en armes "sont moins nombreux" et que "la présence des Français rassure".

 

Les habitants de Bangui ont recommencé à sortir dans les rues, samedi matin après être restés terrés 48 heures dans leurs maisons, terrorisés par l'explosion de violences et de tueries qui a frappé la capitale centrafricaine. Des patrouilles de blindés de l'armée française étaient également visibles dans la ville. L'une d'elles est venue tourner devant l'entrée du palais présidentiel peu avant 7 h 30. Selon des habitants interrogés par téléphone, seuls quelques tirs sporadiques d'armes automatiques ont émaillé la nuit, sans commune mesure avec les deux nuits précédentes. Aucun bilan d'éventuelles victimes de ces tirs n'était disponible samedi en début de matinée.

 

Les hommes en armes étaient également nettement moins nombreux à déambuler dans la ville que les jours précédents. La présidence centrafricaine a demandé vendredi à toutes les forces de défense et de sécurité de regagner leurs casernes, autorisant seules les forces africaine, française et la sécurité présidentielle à patrouiller dans Bangui. En fin de journée, cette demande était restée lettre morte, selon l'AFP. En fin de soirée, certains ont commencé à se retirer des quartiers, selon des habitants. "C'est flagrant, ils sont moins nombreux", disait l'un d'eux, ajoutant : "La présence des Français rassure."

 

Dès la levée du couvre-feu à 6 heures (5 heures GMT), des habitants ont commencé à marcher le long des boulevards de la capitale, totalement déserts les deux jours précédents, à la recherche de commerces ouverts. Dans certains quartiers, "une petite activité a repris. Des femmes commerçantes font des beignets, de la bouillie", racontait un habitant.

 

Des heurts violents

 

Jeudi, avant l'aube, de violents affrontements avaient éclaté dans la capitale, quelques heures avant le feu vert de l'ONU à une opération de forces africaines et françaises pour rétablir la sécurité en Centrafrique. Ces violences ont fait au moins 300 morts, a indiqué vendredi soir un responsable de la Croix-Rouge centrafricaine, sous le couvert de l'anonymat.

 

La mission des militaires français, en appui de la force africaine sur place, est d'assurer "une sécurité minimum, permettant à une intervention humanitaire de se mettre en oeuvre, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui", selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Centrafrique : arrivée des premiers renforts terrestres français

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com