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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 01:10

 

 

 

 

 

 

Publié le 20-12-2013 à 21h10 - 

 

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

 

 

Plus d'une trentaine de personnes ont été tuées dans de nouvelles violences au coeur de la capitale centrafricaine, selon la Croix-Rouge.

Plus d'une trentaine de personnes, dont un officier tchadien de la force africaine, ont été tuées dans les nouvelles violences qui ont éclaté jeudi soir et ont duré jusqu'à vendredi matin à Bangui, a-t-on appris vendredi 20 décembre de sources concordantes.

 

Les personnels de la Croix-Rouge centrafricaine ont récupéré 29 corps, a indiqué un responsable de cette organisation. Dix cadavres ont été ramassés jeudi soir et dix-neuf autre vendredi, principalement dans les 2e et 3e arrondissement de Bangui et notamment dans le quartier Baya Doumbia, aux abords de l'aéroport, selon ce responsable qui s'exprimait sous couvert d'anonymat.

 

Le bilan est sans doute plus élevé, certains corps ayant pu être récupérés par les familles ou par d'autres personnes, selon cette même source. Il s'agit de morts "par balle ou suite à des coups de machette", a-t-elle précisé. Une quarantaine de blessés en lien avec ces incidents ont été évacués vers l'hôpital communautaire de Bangui depuis jeudi soir, dont trois sont décédés sur place, selon Médecins sans frontières (MSF).

 

"La sécurité reste gravement menacée à Bangui"

 

Un officier du contingent tchadien de la force africaine (Misca) a par ailleurs été tué dans ces mêmes violences, selon un communiqué de la présidence. 

 

Les milices chrétiennes d'autodéfense "anti-balaka" ont "attaqué hier [jeudi] à la grenade le contingent tchadien de la Misca au marché de Gobongo lors d'une patrouille de routine", indique ce communiqué. Cette attaque a "entraîné la mort d'un officier tchadien et plusieurs blessés, notamment parmi les éléments de la Misca", poursuit le communiqué.

 

"Malgré le déploiement des Forces françaises en appui à la Misca, la sécurité reste gravement menacée à Bangui et plus particulièrement dans certains quartiers pris en otage" par les anti-balaka, affirme la présidence. Toujours selon ce communiqué, les domiciles de certains membres du gouvernement ont également fait l'objet d'attaques.

 

Près de 1.000 morts depuis le début du mois

 

La présidence condamne "avec la plus grande fermeté ces agissements de nature à compromettre l'unité nationale et les chances de paix", ajoute le texte, qui précise qu'une "enquête est ouverte".

 

Alors que la capitale centrafricaine retrouvait un semblant de vie normale ces derniers jours, une intense fusillade a éclaté jeudi soir aux abords de l'aéroport, où les forces françaises et africaines ont établi leur base. Ces tirs ont entraîné une série d'affrontements dans la nuit jusqu'au petit matin, dans plusieurs quartiers de la ville.

 

Les affrontements ont continué dans la nuit et au petit matin dans plusieurs quartiers. Depuis le 5 décembre, les massacres entre chrétiens et musulmans ont fait près d'un millier de morts dans le pays, selon l'organisation Amnesty international.

 

CENTRAFRIQUE : A Bangui, des quartiers "sont pris en otage"

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