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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 23:16

 

 

 

 

 

RFI  mardi 12 novembre 2013 à 20:31

 

En Centrafrique, la capitale Bangui est à nouveau plongée dans le trouble depuis plusieurs jours. Alors que les patrouilles conjointes de la Fomac, la Force multinationale d'Afrique centrale, avec la police et la gendarmerie avaient rendu les éléments de la Seleka moins visibles, on a assisté ces derniers temps à une série d'incidents impliquant des éléments de l'ancienne rébellion. Les derniers incidents ont eu lieu il y a deux jours.

 

Par deux fois, en deux jours, des violences impliquant des éléments de la Seleka ont eu lieu à Bangui.

Dimanche, un ancien de la garde présidentielle de François Bozizé a été tué par un ex-rebelle dans le quartier Miskine. Les habitants du quartier, en colère, ont élevé des barricades. Les Seleka sont arrivés et ont dispersé la population.

 

Lundi, c'est le vol d'une moto dans le quartier Castor par deux éléments de l'ancienne rébellion qui a brusquement fait monter la tension. Des jeunes ont poursuivi les voleurs jusqu’à ce que l’un d’eux se réfugie dans une concession. Assiégé, ce Seleka a dégoupillé et lancé une grenade. Selon un habitant joint par RFI, une enfant et un jeune du quartier sont décédés après avoir été blessés par des éclats.

 

« La situation à Bangui est en train de repartir dans le mauvais sens », explique une source au sein de la Fomac, avant de poursuivre : « Depuis deux semaines environ, les incidents avec la Seleka se multiplient. Quand ce n'est pas un assassinat, c'est un pillage ou un vol ».

 

« Nous avons assisté, ces derniers jours, à une augmentation du nombre de braquages de véhicules », explique pour sa part une source humanitaire. Et clairement, « ce sont des éléments de la Seleka qui font ces braquages », dit-elle.

 

RFI a joint un habitant du quartier Castor où l'élément de la Seleka a dégoupillé et lancé une grenade pour se protéger de la colère des populations qui l'avait pourchassé pour le vol d'une moto. Il nous fait part de ses explications.

 

Témoignage d’un habitant du quartier Castor

 

« Quand les enfants étaient en train de fuir, la fille a eu l’éclat de la grenade. On l’a transportée à l’hôpital. Elle est décédée ce matin. »

 

 

RCA : insécurité à Bangui

 

BBC Afrique  12 novembre, 2013 - 14:13 GMT

 

Deux personnes auraient été tuées lundi soir dans la capitale de Centrafrique, Bangui, par l'explosion d'une grenade lancée par des ex-rebelles Seleka pour voler des motos, selon l’AFP.

 

"Des éléments ex-Séléka ont attaqué deux conducteurs de moto pour subtiliser leurs engins. Pourchassés par des éléments des forces de défense et de sécurité, ils ont jeté une grenade qui a explosé dans la concession d'un particulier, faisant deux morts", a expliqué à l’agence de presse une source anonyme de la gendarmerie.

 

"Des habitants ont réagi" en incendiant des pneus sur la chaussée et en érigeant quelques barricades dans le quartier, selon la même source. Des gendarmes "ont fait des tirs de sommation pour ramener l'ordre". Des tirs sporadiques ont ensuite été entendus dans la ville pendant une demi-heure environ.

 

Plusieurs actes de banditisme armé, oeuvres d'ex-rebelles, ont été signalés dans la capitale centrafricaine depuis début novembre.

 

Dimanche, un homme a été mortellement blessé par balle et plusieurs personnes atteintes par des tirs lors de violences nées d'un différend entre un ex-militaire et un ex-rebelle.

 

“Mauvaise image”

 

Michel Djotodia, président de la République, rejette la responsabilité des violences sur les partisans de l’ancien président Francois Bozizé.

 

Dans un point de presse mardi, la présidence a dénoncé “une série de faits criminels à caractère criminels”, ayant pour objectif “de donner une mauvaise image des autorités de la Transition”.

 

La Centrafrique est livrée à l’insécurité depuis le renversement du président François Bozizé en mars par la coalition rebelle Séléka, aujourd'hui officiellement dissoute par son chef, Michel Djotodia, investi comme président de transition en août.

 

Des combattants de l'ex-Séléka multiplient les exactions.

 

Des groupes d'autodéfense ont pris les armes contre eux, entraînant des violences qui prennent un caractère inter-communautaire et ont déplacé des dizaines de milliers de civils, essentiellement dans le nord-ouest du pays.

 

La présidence estime que des “groupes de personnes instrumentalisées se sont sont formés et prennent faussement le nom de groupe d’autodéfense ou d’anti-Balakas, une création de l’ancien chef d’Etat Bozizé pour semer des troubles”.

 

 

 

Centrafrique : Tanguy Touaboy, ex-aide de camp de Bozizé tué à Bangui (Présidence)

 

YAOUNDE Mardi 12 novembre 2013 | 19:37 UTC (Xinhua) - L'assassinat dimanche à Bangui de Tanguy Touaboy, ancien aide de camp et ex-ministre délé gué à la Défense du président déchu François Bozizé, est un "dommage collatéral" d'une opération de démantèlement de caches d'armes des ex-rebelles de la Séléka, a rapporté mardi à Xinhua le porte-parole de la présidence centrafricaine, Guy Simplice Kodégué.

 

En vue de sécuriser la capitale centrafricaine en proie à l'insécurité à cause de l'amplification de la circulation d'armes depuis l'arrivée au pouvoir en mars de Michel Djotodia et son ex- coalition rebelle de la Séléka, les ex-rebelles fondus dans les forces de défense et de sécurité nationales mènent actuellement des opérations dites de démantèlement des caches d'armes.

 

Ponctuées parfois de bavures dues à la rudesse de nombre de ces ex-combattants, ces opérations se concentrent surtout dans certains quartiers et endroits stratégiques de Bangui à l'instar de l'avenue Conjugo menant de la Place des Nations Unies à l'Hôpital communautaire, considérés comme "la cible des bandits et autres criminels de tous genres à la solde d'individus déjà identifiés", selon le porte-parole de la présidence Guy Simplice Kodégué.

 

 "C'est une vaste opération", assure celui-ci tentant de justifier l'assassinat de l'ex-aide de camp du président déchu Bozizé, Tanguy Touaboy, par les hommes de la Séléka, un drame qui a entrainé dimanche soir une vive tension à Bangui traduite par des manifestations spontanées de la population qui en a profité pour dénoncer, une fois encore, les exactions de l'ex-rébellion.

 

"C'est comme ça que celui-là s'est retrouvé malheureusement mort", affirme Kodégué sans donner d'autres précisions sur les circonstances de l'ancien soldat de la garde présidentielle qui avait par ailleurs occupé les fonctions de ministre délégué à la Défense nationale sous le régime de François Bozizé. Le pouvoir de Bangui soutient qu'il est l'objet de tentatives de déstabilisation de la part de l'ancien régime, à qui il attribue la responsabilité de l'insécurité dans la capitale centrafricaine et le reste du territoire national.

RCA : recrudescence d’incidents à Bangui impliquant la Seleka

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