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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 21:44

 

 

 

Par Gankama N’Siah - 06/11/2013

 

En prélude à la tenue, le 8 novembre à Bangui, de la troisième réunion du groupe international de contact sur la Centrafrique, le chef d’État de transition, Michel Djotodia, est venu rendre compte des préparatifs de cette rencontre et prendre les avis du président Denis Sassou N’Guesso, président du comité de suivi des accords de Libreville.

 

«Nous sommes venus acquérir les dernières instructions, les dernières dispositions à prendre avant la réunion du comité de suivi, de façon à préparer la venue de tous les délégués et du médiateur vendredi prochain» a-t-il déclaré à sa sortie d’audience.

 

Parlant des enjeux de ces retrouvailles, Michel Djotodia a indiqué compter sur l’appui des partenaires extérieurs de la Centrafrique pour mener à bien la transition:

 

«Pour rétablir la paix dans un pays, il faut des moyens financiers et matériels; nous n’en avons pas. C’est pour cela que le président du comité de suivi, le président Denis Sassou N’Guesso, a tenu à ce que cette réunion ait lieu sur place à Bangui, le théâtre des événements, de sorte que les bailleurs de fonds dressent un état des lieux et soient motivés pour nous aider.» 

 

Trente-neuf pays seront représentés à ces assises, a-t-il précisé. Le président de transition a par ailleurs déclaré, concernant la sécurité dans son pays, que seules quatre des seize préfectures que compte la Centrafrique connaissaient encore de véritables troubles, alors que la capitale Bangui «est presque pacifiée». Il a notamment épinglé l’activisme des partisans de l’ancien président François Bozizé dans la province dont il est originaire. Il aurait fait distribuer des armes et des machettes à ces derniers, ce qui explique, a-t-il insisté, la difficile pacification de ces quatre préfectures.


Malgré tout, Michel Djotodia dit fonder l’espoir que la Centrafrique sortira de cette situation avec l’appui de ses voisins de la Cémac et de la Cééac, deux organisations sous régionales dont ce pays fait partie. «Nous voyons l’avenir de notre pays avec optimisme», espère-t-il, pariant sur la stabilisation de la situation d’ici la fin de l’année. Quant au respect du délai de 18 mois prescrit par les accords de Libreville pour la fin de la transition, Michel Djotodia a souligné que le problème ne se poserait pas si la stabilité attendue par tous devenait une réalité. «C’est le terrain qui commande, ce n’est pas moi. Si les conditions sont réunies pour des élections libres et transparentes, nous n’hésiterons pas», a-t-il conclu. Michel Djotodia a regagné son pays en fin d’après-midi.

Oyo (Congo B) : Michel Djotodia chez le président Denis Sassou N’Guesso

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