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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 20:51

 

 

 

 

 

http://www.20min.ch  23 novembre 2013 16:43; Act: 23.11.2013 17:05

 

La ministre centrafricaine des Affaires étrangères Léonie Banga Bothy a estimé samedi que les violences actuelles ne risquaient pas de dégénérer en «génocide».

 

Bien que jugeant «préoccupante» la situation sécuritaire dans son pays, la ministre centrafricaine des Affaires étrangères Léonie Banga Bothy a estimé samedi que les violences actuelles ne risquaient pas de dégénérer en «génocide», contrairement à des déclarations américaine et française.

 

Mardi, le département d'Etat américain s'était alarmé d'une situation «pré-génocidaire» en Centrafrique, avant d'être rejoint par le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius qui avait affirmé que le pays était «au bord du génocide».

 

«Situation pré-génocidaire» évoquée

 

«Des informations relayées dans des radios étrangères font état d'une situation pré-génocidaire ou de risque de génocide. Mais on ne peut parler de génocide d'un groupe ethnique ou d'un groupe social», a déclaré la ministre Léonie Banga Bothy sur les ondes de la radio locale Ndeke Luka.

 

«La situation sécuritaire est préoccupante dans certaines régions de notre pays et dans quelques quartiers de la capitale. Mais beaucoup de mesures courageuses et positives ont été prises. Et nous avons de l'espoir qu'au regard de certains résultats, nous allons arriver à stabiliser la situation dans notre pays», a poursuivi la ministre.

 

«Parler de pré-génocide ou de génocide, je pense que cela aura des effets pervers sur la quiétude la population qui a déjà beaucoup souffert et qui n'a pas besoin d'une psychose supplémentaire dans sa situation à l'heure actuelle», a encore affirmé Léonie Banga Bothy.

 

«De telles déclarations relayées au niveau international peuvent amener le peuple à croire à l'imminence d'un danger pour commencer à s'armer et se préparer à ce génocide. Et ce n'est pas ce que nous voulons», a ajouté la ministre.

 

Exactions à répétition

 

Les exactions a répétition de l'ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, qui a porté Michel Djotodia au pouvoir, ont rapidement généré des tensions, poussant des populations chrétiennes à former des «groupes d'auto-défense» pour s'en prendre aux musulmans.

 

Début septembre, les attaques de ces milices paysannes surnommées «anti-balakas», jusqu'alors inconnues, avaient fait près de 100 morts dans la région de Bossangoa (nord-ouest). Fin octobre, de nouveaux affrontements ont fait une quarantaine de morts à Bouar (ouest), entraînant un cycle de représailles et de contre-représailles meurtrier.

Lu pour vous : VIOLENCES EN CENTRAFRIQUE : Le risque de «génocide» écarté par une ministre

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