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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 01:52

 

 

 

 

 

 

L'UMP, l'UDI et le FN saluent globalement la décision d'engager prochainement des troupes françaises en République centrafricaine, même si l'intervention ne fait pas l'unanimité. Plusieurs responsables relèvent cependant le manque de "cohérence" de la France, en plein examen de la loi de programmation militaire.

 

Ce n'est pas l'union sacrée mais l'engagement militaire français en Centrafrique fait globalement consensus auprès des responsables politiques français. Après le Mali, la France s'apprête à intervenir en Centrafrique en envoyant sur place un millier de soldats. L'opération se fera sous mandat de l'ONU, qui réclame une action rapide pour mettre fin aux exactions dans le pays. Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a jugé mardi que "l'inaction et la passivité" n'étaient "pas une option". Mais, a averti le député-maire, "s'il s'agit juste d'envoyer nos soldats sans que la feuille de route ne soit précisée, ça ne pourra pas aller".

 

La Centrafrique, "zone d'influence de la France en Afrique"

 

"Nous soutenons le président", a également indiqué mercredi matinsur BFMTV le leader de l'UDI, Jean-Louis Borloo. Le Front national est lui aussi favorable à cette intervention. "C'est un pays francophone dans lequel nous avons des intérêts à agir, cela fait partie de la zone d'influence de la France en Afrique", explique pour leJDD.fr son vice-président, Florian Philippot. Président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan juge cette opération est "plus qu'urgente"  pour éviter un "massacre communautaire". Membre, comme le député de l'Essonne, de la commission des Affaires étrangères, l'UMP Pierre Lellouche pense quant à lui que la France doit intervenir au nom de la "crise humanitaire" et de "l'inflammation islamiste" en Afrique.

 

A droite, tous ne sont pourtant pas sur la même ligne. Sur LCI, l'UMP Bruno Le Maire s'est dit "préoccupé de voir la France multiplier les interventions militaires un peu partout". Aussi, en Centrafrique, l'ex-ministre souhaite "une force des Nations unies où la France peut prendre une part réduite" mais pas d'engagement "massif sur un nouveau théâtre d'opération". Beaucoup plus sévère, le député UMP Thierry Mariani déplore pour leJDD.fr qu'il n'y ait "aucun politique derrière" cette intervention. "La France prend la responsabilité du devoir humanitaire sur beaucoup de points de la planète", regrette l'élu, lui aussi membre de la commission des Affaires étrangères.

 

"Le gouvernement est en train de saborder l'outil de défense!"

 

Mais qu'ils soient favorables ou non à cette opération, une critique récurrente revient toutefois dans les rangs de l'opposition. "Notre budget de défense est en chute libre, les moyens derrière ne suivent pas, nous sommes en train d'arriver au bout de la logique", regrette Pierre Lellouche. La loi sur la programmation militaire est précisément examinée mercredi à l'Assemblée nationale. Malgré un budget annuel maintenu à 31,4 milliards d'euros jusqu'en 2016, à hauteur de 1,5% du PIB, des restructurations sont engagées. 34.000 suppressions de postes supplémentaires dans les armées sont prévues jusqu'en 2020. Le Budget 2013 prévoyait également une réduction de 650 millions d'euros de crédits d'équipement de la Défense.

 

A l'Assemblée nationale mardi,  François Fillon s'est ainsi dit "surpris" de cette baisse des crédits "alors qu’il n’y a pas d’année sans que nos intérêts nous conduisent à engager des actions importantes (…) hier au Mali, aujourd’hui en République centrafricaine. "Le gouvernement est en train de saborder l'outil de défense!", s'alarme lui aussi Nicolas Dupont-Aignan. "C'est surréaliste de lancer une action en Afrique au moment même du débat de la loi de programmation militaire qui va réduire de moitié notre capacité de projection militaire  (de 30.000 à 15.000 hommes, Ndlr)", affirme le dirigeant souverainiste. "Il faut se donner les moyens des ambitions", abonde Florian Philippot. Pour Thierry Mariani, la France s'engage sur une voie périlleuse, même avec un mandat de l'ONU. "A force de réduire les budgets, il y a un moment ou tout cela finira mal", prévient-il.

 

Arnaud Focraud - leJDD.fr

 

mercredi 27 novembre 2013

 

Source : http://www.lejdd.fr/Politique/Intervention-en-Centrafrique-l-avertissement-de-l-opposition-640887

 

Lu pour vous : Intervention en Centrafrique : l'avertissement de l'opposition
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