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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 10:54

 

 

 

 

 

Par Vincent Hugeux, publié le 21/11/2013 à  15:36

 

Paris oeuvre en faveur d'un engagement international résolu, seul capable d'enrayer la course à l'abîme de la République centrafricaine. Reste à en affiner les modalités. 

 

Mieux vaut tard que jamais. Enfin, le "concert des nations", que l'on sait volontiers cacophonique, apathique et procédurier, prend la mesure de l'épreuve meurtrière que traverse la République centrafricaine (RCA), plongée depuis des mois dans un infernal chaos. Prise de conscience qu'aura hâtée la France, ancienne puissance coloniale aiguillonnée par deux des spectres les plus obsédants de son passé-passif: la pathétique épopée, à Bangui, de "Sa Majesté Impériale" Bokassa 1er, protégé traité avec une coupable complaisance; et le génocide rwandais de 1994 dont Paris, frappé d'une troublante cécité, n'avait pas su, ou pas voulu, décrypter les prémisses. 

 

On a atteint le stade où les tueurs s'en prennent aux civils pour ce qu'ils sont 

 

Or, il y a urgence. Les gangs issus des rangs de la Seleka, cette coalition rebelle hétéroclite -et formellement dissoute- qui détrôna le 24 mars le président François Bozizé, persistent à semer la mort et la terreur. Pour l'essentiel aux dépens de la majorité chrétienne. Villages incendiés, exécutions sommaires, viols, pillages, paysans contraints de se terrer au coeur de la brousse dans des conditions sanitaires dantesques: on recense grosso modo 400 000 déplacés, tandis qu'un million de Centrafricains, soit un cinquième de la population, seraient menacés de disette. En représailles, des milices d'autodéfense, dites "anti-balaka", parfois encadrées par des nostalgiques du régime déchu, s'en prennent à la minorité musulmane. Dans un rapport remis lundi aux membres du Conseil de sécurité, le Secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon souligne le "niveau alarmant des violences intercommunautaires" et évoque le péril d'un "conflit religieux et ethnique à l'échelle du pays". 

 

Constat corroboré en ces termes par un "Africain" du Quai d'Orsay: "On a atteint le stade où les tueurs s'en prennent aux civils pour ce qu'ils sont. La Seleka bute des chrétiens parce qu'ils sont chrétiens. Et les milices butent du musulman parce que musulman." A Bangui même, théâtre depuis le début du mois d'un regain d'agressions crapuleuses, des bandits surarmés font leur miel de l'anarchie ambiante. Pour preuve, l'assassinat, le 17 novembre, d'un haut magistrat, épilogue tragique du braquage de son véhicule de fonction. Dans ce contexte les serments du président de facto Michel Djotodia, ex-figure de proue de l'insurrection, prompt à annoncer des " mesures exceptionnelles " visant à "rétablir la sécurité" et à afficher sa "détermination à traquer tous les criminels et les pillards" prêteraient à sourire si l'ironie était de mise. 

 

Résolution du Conseil de sécurité

 

Comment enrayer une telle course à l'abîme? Première étape, l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies, au mieux dans les premiers jours de décembre, d'une résolution dotant la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), instaurée sous l'égide de l'Union africaine (UA), d'un mandat "robuste". Le texte confierait aussi à la France, militairement présente sur place par l'entremise d'un détachement de 420 hommes chargés de sécuriser l'aéroport de la capitale -et appelé à être étoffé à brève échéance-, le soin de soutenir ladite Misca. Divers chiffres circulent quant à l'ampleur du renforcement de ce contingent. Sera-t-il porté à 800 soldats, à 1200? "Pas encore tranché, avance un diplomate très au fait du dossier. Une certitude: ce ne sera pas le Mali. On ne va pas dépêcher la cavalerie et l'artillerie lourde. Notre dispositif aura vocation à épauler la Mission africaine et à lui fournir ce dont elle manque le plus: des hélicos, du transport terrestre, des moyens de communication et du renseignement. Sauf surprise, il n'y aura pas d'envoi de renforts avant le vote de la résolution. Légalité d'abord: une telle initiative serait mal comprise."  

 

Ce ne sera pas le Mali, on ne va pas dépêcher la cavalerie et l'artillerie lourde 

 

Reste à lever une hypothèque: faudra-t-il convertir ce déploiement en Opération de maintien de la paix (OMP) onusienne ; et si oui, à quelle échéance? Six mois, un an? Dans son rapport, Ban Ki-moon envisage divers scénarios, dont les trois suivants: muscler la Misca et s'en tenir là ; envoyer 6000 à 9000 Casques Bleus, flanqués de 1700 policiers, formule qui a ses faveurs ; dupliquer le montage hybride imaginé pour la Somalie, où l'Onu équipe l'Amisom, le force de l'UA, financée à 90% par l'Union européenne. Séduisante sur le papier, cette dernière hypothèse risque de se heurter au veto du Congrès américain. "C'est aussi, comme toujours, une question d'argent", soupire un expert français. 

 

La crainte du procès en inaction

 

Compte tenu des lenteurs et des pesanteurs inhérentes à toute OMP, Washington privilégie l'option d'une Misca "dopée", laquelle recueillerait sans doute l'adhésion de la Russie et de la Chine. Et la France? "Pour nous, un vrai dilemme, admet-on au Quai. L'Union africaine affirme sa volonté de faire le job. Posture conforme à notre doctrine. Mais en a-t-elle la capacité? D'autant que nous sommes déjà sur le terrain. Si les choses tournent mal, on nous reprochera à coup sûr notre inaction." Là est la hantise héritée du funeste épisode rwandais: qu'un carnage survienne à 50 kilomètres de Bangui, et Paris encourra mécaniquement un procès en passivité. "A vrai dire, confie un conseiller de Fabius, on est un peu dans la seringue. Jamais la France n'a autant voulu se délester de son uniforme de gendarme de l'Afrique. Et voilà que sur le seul exercice 2013, il nous faut assumer deux interventions. En RCA comme hier au Mali, on y mettra les formes: agir avec les Africains, à leur demande, et sous la bannière de l'Onu."  

 

Auditionné mardi par la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants, le patron du bureau Afrique du département d'Etat américain a fait mention d'une "situation pré-génocidaire". Jugement avalisé ce jeudi matin sur France 2 par le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. Hier, à la faveur du Conseil des ministres, François Hollande a enjoint la communauté internationale d'agir au plus vite et précisé que "la France compte bien prendre sa part de responsabilité". Encore faut-il, on l'aura compris, affiner les modalités d'un tel engagement et l'inscrire dans une démarche multilatérale. La paix demeure, à l'instar de la guerre, un art tout d'exécution. 

 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/centrafrique-ce-que-prepare-la-france-pour-regler-le-chaos_1301635.html#oK1XSOrmt6KqH002.99

 

 

 

Centrafrique: Sanctions, le président poussé dans ses retranchements

 

BANGUI Jeudi 21 novembre 2013 | 16:52 UTC (© 2013 AFP) - Menaces de sanctions, dénonciation d'un risque de "génocide": les Occidentaux poussent le régime centrafricain dans ses derniers retranchements pour exiger la fin de mois d'exactions contre la population mais apparaissent divisés sur l'envoi d'une force de l'ONU pour rétablir la sécurité.

 

"Le pays est au bord du génocide (...)", a asséné jeudi le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

 

"Aujourd'hui c'est le désordre absolu, vous avez sept chirurgiens pour cinq millions d'habitants, une mortalité infantile dans certains coins du pays de 25%, un million et demi de personnes qui n'ont rien, même pas à manger, et des bandes armées, des bandits, etc.", a souligné M. Fabius.

 

La veille, le président François Hollande avait appelé les exactions en cours dans plusieurs zones du pays et pressé la communauté internationale "d'agir" pour mettre fin à ce "chaos".

 

Mardi le département d'Etat américain avait fait état d'une situation "pré-génocidaire" dans le pays, livré à une insécurité généralisée depuis le renversement le 24 mars du régime de François Bozizé par Michel Djotodia, à la tête de la coalition rebelle Séléka qu'il a ensuite dissoute.

 

Les antagonismes ici sont plutôt ethniques que religieux, avec désormais une véritable ligne de fracture entre chrétiens et musulmans, inexistante jusqu'il y a encore quelques mois.

 

Les exactions sans fin d'hommes armés issus de l'ex-rébellion et se revendiquant de confession musulmane ont provoqué en septembre et octobre des explosions de violences de populations, très majoritairement chrétiennes.

 

Cela a entraîné un cycle de représailles et contre-représailles meurtrières, entre milices d'auto-défense et ex-rebelles. Ces violences ont provoqué la fuite de dizaines de milliers de villageois, chrétiens et musulmans. Elles se concentrent essentiellement dans le nord-ouest, avec comme épicentre la ville de Bossangoa, et des craintes de massacres à grande échelle de part et d'autre.

 

A Bangui, où les armes de guerre prolifèrent, la situation est bien différente, avec une multiplication récente d'actes de banditisme, meurtres, vols...

 

Ailleurs dans le pays, des régions entières sont coupées de tout, immense trou noir où la population est abandonnée à elle-même. L'administration a disparu depuis des années, il n'y a pas de télécommunications et le réseau routier est à l'abandon.

 

Dans ce contexte, "il y a déjà beaucoup de brigands et si les choses ne sont pas remises en ordre, il y a un risque de dissémination à partir de foyers terroristes", a souligné M. Fabius.

 

Budget de l'Etat divisé par trois

 

C'est dans une de ces régions, la zone des "trois frontières" (Centrafrique, RDCongo, Soudan du Sud), que se terrerait Joseph Kony, chef de la sinistre rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), recherché depuis des années par la justice internationale pour crimes contre l'Humanité.

 

Ses derniers fidèles sèment la terreur et font régulièrement leur apparition dans cette région d'Obo, lors de raids sanglants pour piller les villages.

 

Selon l'ONU, le président Djotodia est entré en contact avec Kony pour favoriser sa reddition.

 

Dans un tel chaos, la communauté internationale doute de la capacité du régime de Bangui de redresser le pays, à l'économie ruinée et dont le diamant est la seule vraie richesse, devant l'agriculture et l'exploitation forestière.

 

Le gouvernement a d'ailleurs décidé à la mi-novembre de diviser par trois le budget de l'Etat 2013, en le ramenant des 395 millions d'euros initialement prévus à 131 millions.

 

"Les Etats-Unis ne voient aucun indice laissant penser que le gouvernement transitoire en RCA a la capacité ou la volonté politique de mettre un terme à la violence", a commenté mercredi le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en dénonçant des "milices s'organisant de plus en plus en suivant des lignes communautaires et s'engageant dans des représailles visant les civils". Washington a également demandé jeudi des "sanctions" contre les coupables d'exactions.

 

Pour stabiliser la Centrafrique, la France - ancienne puissance coloniale - veut placer la force africaine en cours de déploiement sous mandat de l'ONU et se dit prête à augmenter sa présence miliaire - actuellement de 400 hommes - à Bangui.

 

La majorité des pays de la région soutiennent cette formule, essentiellement pour des considérations financières, la jugeant plus fiable qu'une force financée via l'Union africaine (UA).

 

Signe des divergences au sein du conseil de sécurité sur la mise sur pied d'une éventuelle force onusienne, les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils n'étaient pas favorables à une telle option.

 

 

Centrafrique : une nouvelle guerre se prépare

 

http://www.leparisien.fr

 

Depuis le coup d’Etat, en mars, des rebelles de la Séléka dirigés par le président autoproclamé Michel Djotodia, la mort et le chaos règnent à Bangui et dans ses environs. L’armée française est sur le qui-vive.

 

L’œil collé au viseur de son puissant fusil à lunettes, le caporal Bertrand* surveille le moindre mouvement suspect sur l’axe Juliette, la seule voie d’accès à l’aéroport international de Bangui. La piste, recouverte d’une grosse couche de latérite rouge,...

 

Centrafrique : l'armée française va-t-elle intervenir ?

 

http://www.sudouest.fr

 

Selon le Nouvel Observateur, la France prépare une intervention militaire en Centrafrique. Un pays 'au bord du génocide...c'est le désordre absolu", confirme Laurent Fabius

 

Après la Libye en 2011 et le Mali en 2012 , la France se prépare à une nouvelle intervention militaire en République Centrafricaine. Selon le Nouvel Observateur, François Hollande a convoqué, jeudi matin à 8h30, un conseil restreint au sujet de l'État situé au sud du Tchad et à l'est du Soudan.

 

La République centrafricaine est "au bord du génocide", a indiqué jeudi sur France 2 le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. Aujourd'hui c'est le désordre absolu, vous avez sept chirurgiens pour 5 millions d'habitants, une mortalité infantile dans certains coins du pays de 25%, un million et demi de personnes qui n'ont rien, même pas à manger, et des bandes armées, des bandits, etc."

 

"Il faut agir vite", a-t-il ajouté, comme l'avait dit la veille le président François Hollande qui a dénoncé les exactions commises dans plusieurs régions du pays.


Laurent Fabius a estimé que "malheureusement", il y avait un risque que le pays devienne un sanctuaire terroriste. "Il y a déjà beaucoup de brigands et si les choses ne sont pas remises en ordre, il y a un risque de dissémination à partir de foyers terroristes", a-t-il souligné.

 

A la tête d'une coalition rebelle, la Séléka, l'actuel chef d'Etat centrafricain Michel Djotodia a renversé le 24 mars le président François Bozizé. La Séléka a depuis été dissoute mais les forces de sécurité sont impuissantes à neutraliser les ex-rebelles. Après une relative accalmie, les violences ont repris depuis début novembre à Bangui, avec des attaques à main armée et des meurtres. Des exactions ont également été commises dans des provinces reculées.

 

Les Etats-Unis ont parlé de situation "pré-génocidaire". Le pays a appelé jeudi à des sanctions contre les responsables des violences en Centrafrique. L'ONU a aussi mis en garde contre le risque de génocide et envisage d'y envoyer 6.000 Casques bleus .

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a annoncé mercredi le versement de 40 millions de dollars d'aide à cette force de l'Union africaine, jugeant qu'elle constituait "le meilleur mécanisme" pour faire face à la violence.

 

La force africaine compte actuellement 2.500 soldats sur un total prévu de 3.600. Mais selon des diplomates et des sources militaires, ce nombre est insuffisant pour mettre un terme au chaos dans lequel s'enfonce la Centrafrique.

 

A ce jourla France compte déjà 410 hommes positionnés dans ce pays.

 

Lu pour vous : Centrafrique : ce que prépare la France pour régler le chaos
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