Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 23:30

 

 

 

 

http://237online.com  Dimanche, 24 novembre 2013 13:37

 

A quatre reprises, les détenus centrafricains ont écrit pour demander l’assistance de leur consulat. Mais, les autorités consulaires centrafricaines n’ont pas levé le petit doigt. Seulement le Haut-Commissariat pour les réfugiés leur apporte une aide insuffisante.

 

Bordero Bruno Alex est refugié centrafricain détenu à la prison centrale de Douala. Il a été condamné le 16 janvier 2010 à trois ans de prison et six mois de contrainte par corps, pour pillage en bande et autres avec 14 de ses compatriotes. Très affaibli par une maladie paralysante, il craint de mourir comme ses deux compagnons, avant sa libération prévue le 16 mai 2014. En 2012, Pande Fraco, réfugié centrafricain, condamnés pour les mêmes raisons que Bordero Bruno Alex, a rendu l’âme en prison, emporté par une tuberculose. « Je me souviens comme si c’était hier. Dès le début de sa maladie, nous tous ses compatriotes, les 15 centrafricains, avons écrit au consulat pour dire que notre situation est très grave ici. Nous avons attendu, mais rien. Ici, nous n’avons pas de famille, personne ne viens nous rendre visite. Beaucoup ont perdu leur frère, leur mère ou leur père en fuyant la guerre de 2003. Nous ne comprenons pas pourquoi notre ambassade ne nous vient pas en aide » déplore Bordero Bruno. Depuis 2012, avec la mort de leur premier compatriote, les centrafricains de la prison centrale de Douala ont de nouveau écrit à trois reprise à leur consulat. Sans suite favorable. Depuis 2010, ils n’ont jamais reçu un membre de leur consulat, ne serait-ce que pour une visite. 

 

Cri de cœur des 23 détenus centrafricains

 
« Nous sommes 14 centrafricains en ce moment condamnés depuis 2010 pour pillage en bande. Nous sommes condamnés à trois (3) ans de prison. Parmi nous, en ce moment, trois sont gravement malades. Mamadji Baye Bafro Henoch, qui a 51 ans est en ce moment, est très malade. Les autorités de la prison l’ont évacué dans un hôpital, où il a fait cinq mois d’hospitalisation. Il est revenu en prison, ça ne va pas toujours. Tous les jours, il maigrit. Je ne pense pas qu’il va vivre jusqu’au jour de sa libération le 16 mai 2014. Il y a aussi Jonathan qui est très malade. Il n’arrive même plus à parler. Lorsqu’il parle, sa voix ne sort plus, on ne l’écoute pas. Le HCR l’a amené à l’hôpital, on lui a prescrit des médicaments qu’on asperge dans sa gorge. Lui aussi je ne suis pas sûr qu’il va tenir » s’inquiète Yotouzon Elysée, détenu centrafricain condamné à trois ans de prison. Bordero Bruno est actuellement paralysé au niveau des jambes. Il marche à peine. Malgré tout, il tisse les sacs. Ceux-ci sont à vendre à l’intérieur de la prison, afin d’avoir un peu d’argent pour survivre et apporter une assistance à ses compatriotes.

 

 A la prison centrale de Douala, on dénombre 23 détenus de nationalité centrafricaine dont 16 condamnés et 7 prévenus. L’état de santé de cinq parmi eux est préoccupant en ce moment. Bema Ulrich 28 ans, est accusé de vol et immigration irrégulière. Guengue Germain, 33 ans, est accusé d’assassinat et incendie. Gbadin Yelemo Yann, 28, est accusé d’abus de confiance et immigration irrégulière. Toyende Rodolphe, 23 ans, est accusé d’immigration irrégulière. Georges Anicet, 21 ans, est accusé de vol et immigration irrégulière. Kong Bowali Zokate, 31 ans, est accusé de d’abus de confiance et autre.

 

Autorités carcérales


Le régisseur Dieudonné Engonga Mintsang affirme qu’aucune discrimination n’est faite au sujet du traitement des détenus malades. Pour lui, tous les détenus sont suivis avec le même sérieux, sans discrimination aucune, notamment de nationalité. « À la prison de Douala, nous appliquons le système de vie commun. C'est-à-dire qu’on ne fait de privilège à personne. Les étrangers fondent dans la masse, on les traite comme tous les autres. Les étrangers peuvent avoir un problème d’assistance. C’est psychologique. Ils ne reçoivent pas de visite. Ils peuvent plus souffrir que les autres », argumente Dieudonné Engonga Mintsang.


Joint au téléphone, le consul de Centrafrique à Douala a refusé de s’exprimer sur le sujet. Il demande « d’introduire une requête et d’attendre qu’il nous appelle pour réagir ». Comme quoi, la situation est loin de s’arranger pour les 23 détenus centrafricains en prison.

 

Lu pour vous : Cameroun - Faute de soins : Deux prisonniers centrafricains meurent à Douala

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com