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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 00:55

 

 

 

Quelle solution pour cette crise ? Et les enjeux qui en découlent !

 

La crise Centrafricaine installée depuis au début du pouvoir despotique du Général BOZIZE, finalement débusqué par la rébellion en provenance essentiellement du Nord, Est et Ouest de la République Centrafricaine a la tête un civil, mettant les acteurs politiques Centrafricains au pied du mur, par ailleurs a pour conséquence les mauvaises pratiques politiciennes du passé***, au passage pris en otage les citoyens Centrafricains, ainsi que la communauté internationale, devant une telle partition et controverse d’une unité Nationale compromise.

 

Les conséquences de cette mauvaise pratique politicienne, plusieurs provinces demeuraient délaissées par les différentes autorités passantes sur la tête de notre cher pays qui est la République Centrafricaine. Force de constater aujourd’hui, cette politique méprisante à l’absente de mise en œuvre des infrastructures réelles dans une partie de notre territoire, ne donnant aucune chance à sa population et bien ! Cette situation à pour conséquence aujourd’hui cette scission et, nous imposes nous les citoyen(s), (nes) Centrafricains(es), toute sorte de prétexte de division spatiale et encore, bien souvent pour cause une absence de politique territoriale.  Cette contribution entend revenir sur les enjeux qui nous attends tous à l’horizon de cette fin de transition si déjà mal négociée, présentant beaucoup de disparités. L’idéale, et de manière emblématique plus large, c’est la Sécurité, le Redéploiement de l’Administration et l’Autorité de l’Etat sur tout l’étendu du Territoire en deux entités distinctes, le projet d’installation de MISCA comme Platform du dispositif DDR (Démobilisation Désarmement Réinsertion), à cet effet, ce projet reprend tout les paradoxes de la présence internationale sur le territoire Centrafricain, a travers (UE, UA, CEEAC…etc). : la politique internationale dite de la promotion de la PAIX, et de la remise de l’ordre Constitutionnel, ne doit pas se révéler une politique de ghettoïsation progressive des diverses communautés frères et sœurs qui cohabitaient en Paix autre fois, évitant le risque d’apparaître un certain niveau de mixité sociale compromise, qui, sans en faire des modèles parfaits de multiethnicité tels que vantés par certains auteurs, permettaient du moins de déjouer le piège d’une séparation ethnique hermétique ou entre deux entités religieuses  distinctes ( Chrétiens et Musulman).

 

Il est temps, maintenant ! Nous constatons avec désolation, le renforcement, et les replis identitaire qu’elle était sensée combattre. Beaucoup des encouragements des éléments venant d’extérieur, dû à l’absente de l’Etat et du fait des combats stériles des politiques, pouvoiristes inconscients de la situation réelle de notre Pays, absence de projet, une gouvernance hasardeuse, pilotage à vue, positionnement partisane…etc. Tant des années passées, Il y’a plus de trente quatre ans (34 ans) depuis la chute du fameux Empire Centrafricain, le plus emblématique de l’histoire triste révoltante de la République Centrafricaine, La Révolution en 1979 des Élèves et Étudiants confondus, attendaient une pulsion des politiques sur le chemin d’unité et de Développement économique. Les dirigeants succédaient à la chute de Mr. BOKASSA, malheureusement, amplifiaient une division politique, physique, sociale et politiquement incorrecte par des aspects ethniques jusque là ! Notre peuple n’a jamais ressentie, les frontières psychologiques incandescentes. Ces derniers étaient complètement brisés, mais qui ont revêtues progressivement un caractère particulier au fil de l’évolution politique du territoire. Avant l’arrivé de BOZIZE par la voix de la rébellion, nous n’avons pas tant connus l’amplification interne, qu’externe de la rébellion sur notre territoire, des généraux sortiront dans tout les coins et qui ne défend pas la population, plutôt l’inverse ! Installaient plutôt L’anarchie totale au plus haut sommet de l’Etat.

 

Le statut particulier de la République Centrafricaine donne un exemple des dilemmes posés par une tentative embrayée d’une reconstruction étatique sous influence internationale, et le caractère politique de la division géographique renforce la comparaison avec le pays frère le Mali, semble être un peu ténue au premier regard, il semble néanmoins pertinent d’étudier la politisation progressive des enjeux qui attendent notre cher Pays. Proposé par la composante sécuritaire de l’architecture internationale pour tout l’étendu du territoire Centrafricain et pour le seul intérêt du peuple Centrafricain éprouvé. Cette contribution proposée, et entende de jeter un regard sur la politique « multi-ethnique » des instances internationales en Centrafrique d’une part, l’approche théorique justifiant les approches contemporaines du peacebuilding et du statebuilding. De fait, s’appuyant notamment sur la théorie de la paix libérale et les bénéfices pressentis pour la création d’une paix durable dans un contexte post-conflit, et, d’autre part, la transposition de cette approche théorique sur le terrain.

 

Dans un contexte de résurgence des problèmes sécuritaires et humanitaires.

 

En effet, comme dans bien d’autres contextes similaires, l’approche théorique à la base de l’action internationale se transforme en un mélange d’approche néo-libérale, mettant l’accent sur l’individu et son environnement, et d’approche réaliste, privilégiant la sécurité et l’absence d’interactions entre les citoyens renvoyées à leur plus petit dénominateur commun. C’est dans ce contexte que j’entends aussi mener cette réflexion sur les enjeux qui guettes de manière emblématique notre cher Pays, un artefact renvoyant directement les politiciens, politiciennes  Centrafricains(es) de leurs responsabilités, ainsi que la communauté internationale sur  l’avenir de la Centrafrique. Aussi par ailleurs de leur conception théorique du peacebuilding et du statebuilding. Je me poserais donc la question de savoir quelle réalité sociale transmet ce projet spécifique de la mission de MISCA, sur le divorce prononcé plus récemment entre deux communautés constitutives (Chrétien et Musulmans), quelle approche de réconciliation dans un contexte plus large et complexe, n’a connue jusqu'à présent la République Centrafricaine. Les merlins les enchanteurs nous parlent d’un nouvel arbre à palabre  « Conférence nationale en RCA » pourquoi pas ! Le peuple centrafricain a besoin des hommes intègres et sincères, pour un échange franc et digne.

 

La théorie libérale du state-building, faites d’un mélange entre conception sécuritaire et néolibéralisme économique. La seconde partie de cette contribution, analysera les répercussions de cette approche théorique, notamment en abordant la question de la cohabitation communautaire (Chrétiens et Musulmans) jusque là avant le 24 Mars vivaient sans problème et, en tâchant de faire ressortir les causes et conséquences de cette partition. Les autorités internationales été finalement obligées de reconnaître la situation de fait, les risques en courues pour les Pays de l’Afrique Central, particulièrement la République Centrafricaine.

 

La théorie libérale du state-building et ses implications

 

La consolidation de la paix (peacebuilding) et la (re)construction de l’État (statebuilding) sont normativement ancrées dans la théorie dite de la paix libérale. Cette théorie postule que les sociétés libérales et démocratiques tendent à entretenir des rapports plus pacifiques, tant au niveau interne que dans leurs relations internationales, que les sociétés jugées illibérales. La version internationale, représentée en cela par la théorie de la paix démocratique et la version nationale ou interne du peacebuilding, se rejoignent dans leurs revendications des bénéfices pressentis de la démocratisation et de l’économie de développement. Le paradigme qui en découle postule donc que la meilleure façon d’assurer la paix Inter - et Intra-Centrafricain est la promotion d’une démocratie réelle, composée d’une économie ouverte et de politiques démocratiques libérales.

 

La théorie de la paix libérale ainsi comprise se différencie de la théorie de la paix démocratique par son approche plus englobante. Elle met l’accent non seulement sur la nature des institutions politiques mais également sur l’interrelation des aspects sociaux, politique, économique et sécuritaire de cette paix libérale. Dans ce contexte, « l’objectif des missions de consolidation de la paix n’est plus tant de créer l’espace nécessaire pour une résolution négociée des conflits intercommunautaire et la partage du pouvoir par les composantes les plus intègre intellectuellement que de contribuer activement à la construction d’entités politiques, d’économies et de sociétés libérales.

 

Ce faisant, la paix libérale devient « discours, cadre d’analyse et structure, avec sa propre ontologie et méthodologie. Si les missions de consolidation de la paix, sous l’égide de MISCA par exemple, se présentent effectivement comme des exercices « libéraux », cherchant à s’attaquer aux racines des conflits, en réalité, il s’agit plutôt de contenir et de réprimer les conflits potentiels dans l’intérêt de promouvoir la stabilité de l’Afrique Centrale. L’application pratique de cette théorie libérale du peacebuilding et du statebuilding est en fait un mélange de théorie réaliste des relations internationales et d’orthodoxie néo-libérale.

 

Enfin les centrafricains ont un devoir vis-à-vis d’eux même, leur destin entre la main.

 

Que Dieu ! Bénisses les peuples Centrafricains

 

Aubin-Roger KOMOTO

Les Politiques saisiront-elles les opportunités qu’ont leurs offres à travers cette nouvelle dispositive « MISCA -UA - UE -» ? par Aubin Komoto

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