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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:13

 

 

 

 

 

 

Paris (AFP) - 21.11.2013 17:40 - La France veut "augmenter sensiblement" le nombre de ses soldats en République centrafricaine (RCA) tandis que la Guinée compte quelque 900 hommes au Mali, ont annoncé jeudi les présidents français François Hollande et guinéen Alpha Condé.

 

La France veut "augmenter sensiblement" le nombre de ses soldats en République centrafricaine (RCA) tandis que la Guinée compte quelque 900 hommes au Mali, ont annoncé jeudi les présidents français François Hollande et guinéen Alpha Condé.

 

Soulignant que la situation était "extrêmement grave" en RCA, le président français a indiqué que "la France qui a déjà 400 hommes sur place pour sécuriser notamment l'aéroport (de Bangui) et protéger ses ressortissants est prête à accompagner" le processus que les Nations unies sont sur le point d'engager.

 

"Selon la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies et selon la participation des contingents africains", la France "s'apprête à augmenter sensiblement (son) contingent", a-t-il précisé sur le perron de l'Elysée, au côté de son homologue guinéen, à l'issue d'un entretien.

 

"Dans quelques jours, une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies permettra aux Africains et à la communauté internationale d'agir", a-t-il rappelé.

 

"Des massacres ont déjà eu lieu, des exactions se sont produites, il y a même des conflits religieux qui sont en train d'apparaître", a fait valoir le chef de l'Etat français, relevant qu'il s'agissait "d'accompagner les Africains pour qu'ils assurent eux-mêmes leur sécurité".

 

Pour François Hollande "il n'y a pas de temps à perdre". La situation de la Centrafrique, a-t-il poursuivi, sera "au cœur des discussions" pendant le sommet de l'Elysée qui réunira une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains les 6 et 7 décembre à Paris.

 

La Centrafrique s'enfonce dans le chaos, au rythme des violences quotidiennes dans les provinces reculées comme à Bangui, ce qui a poussé lundi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à demander l'envoi de 6.000 Casques bleus.

 

D'autre part,le président guinéen a indiqué que son pays allait "envoyer 927 soldats" au Mali, à Gao et Tombouctou, "au plus tard vers le mois de mars" pour renforcer la Mission intégrée de l'ONU pour la stabilisation au Mali (Minusma). Il faut "libérer le Mali définitivement" des islamistes toujours actifs au nord et "nous sommes décidés à accompagner IBK (le président malien Ibrahim Boubacar Keïta) dans la bataille pour l'unité du Mali", a-t-il dit.

 

François Hollande a "remercié" la Guinée pour sa participation à l'opération des Nations unies au Mali, jugeant que "ce groupe de 927 hommes était tout à fait essentiel pour sécuriser le territoire alors que la France va se retirer progressivement après les élections législatives" qui se tiennent en fin de semaine.

 

© 2013 AFP

 

 

 

Centrafrique : Le CNT décidé à prendre ses responsabilités, les Etats Unis mettent la main en poche

 

Radio Ndéké Luka jeudi 21 novembre 2013 13:40

 

Les conseillers nationaux sont résolus à prendre à bras le corps la situation sécuritaire en République Centrafricaine. Ils ont consacré les journées de mardi et mercredi à l’interpellation deux membres du Gouvernement d’Union Nationale de transition sur la question. Les échanges se sont déroulés au siège du Conseil National de Transition (CNT) à Bangui à travers un débat très houleux.


La sécurité publique et la Justice ont été les deux principaux points inscrits à l’ordre du jour de cette 4ème session extraordinaire du CNT dont les travaux ont pris fin ce mercredi à Bangui. Josué Binoua et Arsène Séndé, respectivement ministre de la Sécurité Publique et de la Justice ont été les ministres interpellés.


Le 1er a été interpellé mardi sur la situation sécuritaire en Centrafrique. Le second a répondu mercredi sur la recrudescence des crimes et délits graves commis sur l’ensemble du territoire, dont les auteurs ne sont nullement inquiétés par les responsables en charge.


Les conseillers se sont estimés insatisfaits des réponses fournies par Josué Binoua, ministre de la sécurité publique sur la question de la sécurité. Ils ont qualifié son argumentaire de superflu, ce que les centrafricains appellent « sango ti makara » en langue nationale. Idem pour le ministre Arsène Séndé de la justice dont les explications n’ont pas du tout convaincu les parlementaires sur le sujet.


Le ministre de la justice a reconnu la recrudescence des crimes et délits commis en Centrafrique, dans ses propos liminaires. Pour Arsène Séndé, face à la situation catastrophique, la justice ne peut mieux jouer son rôle que s’il y’a la sécurité, car il s’agit de deux institutions étroitement liées. « le problème de la recrudescence des crimes et des braquages dans notre pays est profond. Il y a un lien entre la sécurité et la justice. Je vous assure, sans la sécurité dan un pays, la justice ne peut rien faire. Vous savez, la justice travaille avec la police et la gendarmerie. Quand quelqu’un commis un crime, il faut que la police et la gendarmerie l’appréhendent pour que la justice fasse son travail ».


A l’issue de cette 4ème session extraordinaire du CNT, une résolution constituée de 10 points a été adoptée. Cette résolution prévoit le rétablissement de la paix et de la sécurité afin de conduire le pays vers la voie du développement, y compris l’interdiction de circuler à moto au-delà de 18 heures et le rétablissement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans leur fonction dans un bref délai, comme exprimé par Alexandre Ferdinand Nguéndet, président du CNT : « les conseillers nationaux ont arrêté une résolution en dix points. D’abord la nomination d’un ministre au sein de la défense nationale et d’un ministre en charge de la communication, la dissolution du CEDAD et un appel à l’intention du gouvernement afin qu’il prenne ses responsabilités pour assurer la défense du peuple centrafricain et l’intégrité territorial ».


Les conseillers nationaux promettent que, si des actes concrets ne sont pas mis en œuvre dans l’urgence après cette 4ème session, ils mettront à profit les moyens coercitifs en leur possession pour contraindre le gouvernement de la transition à prendre ses responsabilités. 


Par ailleurs, les Etats-Unis se disent préoccupés par la situation en Centrafrique. Ils ont annoncé mercredi la libération de 40 millions de dollars, soit environ plus de 19 milliards de francs Cfa, pour la future force de maintien de la paix de l'Union africaine notamment la Mission de Soutien à la République Centrafricaine (MISCA).


Le secrétaire d'Etat John Kerry, qui a mis nommément en cause l'alliance rebelle de la Séléka affiliée au gouvernement, a déclaré dans un communiqué que : « les Etats-Unis ne voient aucune preuve que le gouvernement de transition de la République centrafricaine a la capacité ni même la volonté politique de mettre fin aux violences ». John Kerry appelle la communauté internationale à soutenir la Misca « afin de rétablir la sécurité dans le pays » à travers le déploiement de 3600 soldats environ.


Mercredi déjà, François Hollande a appelé la communauté internationale à « agir » en Centrafrique. Il dénonce les exactions qui se déroulent dans ce pays en proie au chaos. 

La France va renforcer son contingent en RCA, et la Guinée au Mali

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