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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:43

 

 

 

 

http://www.jeanmichelbaylet.fr   23/11/2013 par JMBaylet

 

Cet éditorial aurait pu être consacré  à la réforme du système de retraites, aux arbitrages autour du Projet de loi de finances, ou, s’agissant de la scène internationale, aux dernières évolutions de la crise syrienne voire du changement de ton de l’Iran depuis l’élection du Président Rohani.

 

Cependant, j’ai choisi d’attirer votre ‘attention sur une crise oubliée des grands médias et qui se déroule actuellement en Centrafrique.

 

Ce pays enclavé, qui fait partie des PMA (pays les moins avancés), est secoué depuis plusieurs années par une instabilité politique chronique.

 

Elle s’est aggravée ces derniers mois. Sans faire l’historique de ces affrontements, rappelons que le 23 mars 2013, les rebelles de la coalition hétéroclite « Seleka » ont renversé le président Bozizé, qui lui-même avait conquis le pouvoir par un coup d’Etat, dix ans plus tôt.

 

Loin de mettre fin aux affrontements, ce changement à la tête de l’Etat a accentué sa déliquescence. Plus grave, ces heurts prennent désormais une dimension confessionnelle.

 

Le cas centrafricain est à la fois semblable est très différent du Mali. L’urgence absolue du cas malien avait justifié l’intervention rapide de la France au côté du gouvernement de Bamako. La situation à Bangui impose quant à elle une réaction aux niveaux africain et international, afin de protéger les populations civiles et d’éviter que la RCA ne devienne la base arrière des groupes islamistes chassés du Mali, de la secte Boko Haram du Nigeria et des groupes armés provenant de la République Démocratique du Congo.

 

Car, au coeur de l’Afrique, se joue la stabilité de la région. Partout où l’Etat est chancelant, les groupes terroristes prolifèrent.

 

L’attaque d’un centre commercial au Kenya, perpétrée par des « shebabs » de Somalie est venue nous le rappeler.

 

Le 10 octobre, à l’initiative de la France, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté une première résolution, qui prévoit le renforcement de la Misca (Mission internationale de soutien en Centrafrique) composée de soldats africains.

 

Ce premier texte illustre la prise de conscience internationale de la gravité de la situation centrafricaine, il doit être complété et le dispositif sécuritaire et humanitaire renforcé.

 

Au gré des crises, le changement d’orientation de la politique française en direction de l’Afrique s’esquisse. Le Président de la République l’a dit lors de sa récente visite en Afrique du Sud, puissance du continent : « la sécurité des Africains dépend d’abord des Africains », ajoutant que la communauté internationale doit aider les Etats africains à se protéger.

 

La France entend jouer un rôle en faveur de la sécurité et au service du développement de l’Afrique, mais n’entend pas en être le « gendarme ».

 

L’échelon européen, quant à lui, est toujours en retrait.

 

En décembre, la France accueillera, à Paris, un Sommet regroupant les pays africains et l’ONU autour du thème de la sécurité, la lutte contre tous les trafics et contre la piraterie.

L’ambition est de conforter le dynamisme d’un continent à fort potentiel et dont la croissance est soutenue depuis plusieurs années.

 

Elle ne peut être atteinte qu’à une condition : la Paix.

La France doit-elle intervenir en Centrafrique ?

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