Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 15:43

 

 

 

 

 

BANGUI 19-11-2013 à 23h31 (Reuters) - Des milliers de villageois ont fui mardi de nouveaux affrontements dans le centre-ouest de la Centrafrique entre les anciens rebelles du Séléka, majoritairement musulmans, et des milices d'autodéfense chrétiennes baptisées "anti-balaka".

 

Ce nouvel accès de violences, qui fait redouter l'embrasement d'un pays au bord du chaos depuis le coup d'Etat de mars 2012, s'est produit lundi matin juste au sud de la localité de Bouca, à 290 km au nord de la capitale, Bangui.

 

"Des combattants du Séléka ont attaqué hier matin la base des anti-balaka à dix km au sud de la ville. Les affrontements ont duré toute la journée de lundi et ont repris ce matin", a déclaré à Reuters Calvain Poumalé, un chauffeur de taxi qui a réussi à s'enfuir dans la localité voisine de Batangafo.

 

En septembre, une centaine de personnes avaient déjà trouvé la mort lors de heurts entre le Séléka et des groupes d'auto-défense locaux à Bouca et à Bossangoa, à 100 km à l'est. Bossangoa est la ville natale du président déchu François Bozizé, renversé en mars par le Séléka au terme d'une offensive éclair

 

Selon le chauffeur de taxi, Bouca retentissait de tirs et d'explosions émanant d'armes lourdes avant son départ. Ce témoin a affirmé avoir aperçu deux véhicules chargés de morts et de blessés du Séléka revenir en ville.

 

"Des milliers d'habitants ont pris la fuite en transportant leurs affaires sur la tête en direction de Bossangoa, Batangafo ainsi que de la brousse", a ajouté le chauffeur de taxi.

 

Josué Baka, un autre villageois qui s'est réfugié à Batangafo, a déclaré que des renforts du Séléka étaient arrivés mardi après-midi, mais pas de soldats de la force régionale de paix.

 

"Les gens continuent à s'enfuir parce qu'ils ont peur d'être capturés par les rebelles. Ils ont de très mauvais souvenirs de ce qui s'est passé auparavant", a-t-il expliqué.

 

RISQUE DE GÉNOCIDE, SELON L'ONU

 

A Bangui, les autorités ont refusé de commenter ces informations.

Lundi soir, le domicile banguissois d'un substitut de procureur a été la cible d'un jet de grenade qui a fait un mort et un blessé grave. Le week-end dernier, des inconnus avaient tué par balle un magistrat de rang élevé et son assistant devant un restaurant de la capitale, où l'insécurité est grande.

 

Le président par intérim Michel Djotodia, issu du Séléka et qui a déposé François Bozizé, a officiellement dissous le groupe armé rebelle venu du Nord, une mesure qui n'a pas réussi à empêcher les affrontements avec les milices d'auto-défense "anti-balaka", qui veut dire "anti-machette".

 

La Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) a déployé une force de paix de 2.500 hommes au Centrafrique, un pays enclavé qui est l'une des nations les plus déshéritées de la planète malgré son grand potentiel minier et agricole.

 

L'Union africaine est censée reprendre à son compte cette force et faire passer ses effectifs à 3.600 soldats.

 

Lundi, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a fait savoir que son organisation envisageait de déployer une force de maintien de la paix.

 

De hauts responsables de l'Onu ont prévenu que la RCA risquait de basculer dans une spirale menant à un génocide en raison des fortes tensions existant entre la majorité chrétienne et la minorité musulmane dans un pays privé d'un pouvoir central réel.

 

Jean-Loup Fiévet pour le service français

De nouvelles violences provoquent un exode de civils en Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com