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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 23:13

 

 

 

 

 

Bangui  15 nov 2013 (AFP) –  L'Etat centrafricain a vu ses recettes chuter de 45% et la production du pays a reculé de 20% depuis la prise du pouvoir en mars par les rebelles de l'ex-coalition Séléka, a déclaré vendredi le ministre des Finances à la radio d'Etat.

 

"Le niveau de l'insécurité est très élevé. La crise a fait que la production de notre pays a reculé de manière importante" de l'ordre de 20%, a déclaré Christophe Mbrémaïdou, s'appuyant sur des estimations du Fonds Monétaire International (FMI) dont une délégation a récemment effectué une mission en Centrafrique.

 

De même, "les recettes propres de l'Etat ont diminué de 45%", a-t-il ajouté.

 

"L'activité économique a aussi baissé en raison de l'attentisme des opérateurs économiques et la désorganisation de l'administration", a-t-il expliqué, en mentionnant notamment l'effondrement de la perception des taxes douanières.

 

"Pour l'instant nous n'avons pas de solution interne. La seule possibilité c'est de trouver des ressources extérieures pour nous permettre d'ici avant la fin de l'année de payer au moins un salaire aux Centrafricains", a déploré le ministre.

 

Mais le ministre relève que la situation n'attire pas les prêteurs. "On ne peut pas prêter à quelqu'un qui n'a pas les moyens. Donc il faut négocier très dur avec des partenaires extérieurs et ces partenaires extérieurs sont très rares", a conclu Christophe Mbrémaïdou.

 

Devant ces difficultés, le Conseil national de transition (CNT, parlement transitoire) a adopté une loi de finances rectificative qui a revu le budget 2013 à 86 milliards de FCFA (131 millions d'euros) contre les 260 milliards de FCFA (395 millions d'euros) initialement prévus.

 

Le 7 novembre, le Premier ministre Nicolas Tiangaye avait chiffré à 670 millions d'euros les financements extérieurs dont la Centrafrique aurait besoin dans les 18 prochains mois pour se redresser.

 

Le pays est livrée à une insécurité généralisée depuis le renversement du président François Bozizé le 24 mars par la coalition de la rébellion de la Séléka, aujourd'hui officiellement dissoute par son chef Michel Djotodia, investi comme président de transition le 18 août.

 

L'économie, qui connaissait déjà de nombreuses difficultés avant la prise du pouvoir par les rebelles, est aujourd'hui exsangue et l'administration quasiment inexistante dans le pays.

 

Copyright © AFP 2013. Tous droits réservés.

Crise en Centrafrique : les recettes de l'Etat chutent de 45%

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