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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 21:40

 

 

 

 

 

(Reuters)  11/10/2013 | 17:55

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* Première visite d'un chef de la diplomatie française depuis au moins 10 ans

* Paris redoute de voir la RCA contaminée par les conflits voisins

* La France tente d'éviter une intervention directe en solo

 

par John Irish

 

Laurent Fabius se rend en Centrafrique dimanche dans l'espoir d'attirer l'attention de la communauté internationale sur une crise oubliée qui pourrait conduire la France à s'engager une nouvelle fois militairement dans une de ses anciennes colonies.

 

La RCA est plongée dans le chaos depuis que les rebelles de la Séléka ont chassé du pouvoir le président François Bozizé en mars, dernier acte d'une histoire politique récente marquée par une série de coups d'état.

 

Pointant un risque de "somalisation" de la situation, Paris s'efforce depuis plusieurs mois de convaincre la communauté internationale de se pencher sur la crise centrafricaine qui a déjà fait plus de 400.000 déplacés et produit chaque jour son lot d'exactions, de crimes et de viols.

 

La France, qui est intervenue en janvier au Mali pour chasser des groupes islamistes armés liés à Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), cherche à éviter de s'impliquer directement une nouvelle fois dans une ancienne colonie.

 

"Il y a un cocktail explosif en Centrafrique et nous craignons que ce pays ne créé un appel d'air pour tous les groupes armés de la zone", dit un diplomate français, quelques jours avant la visite de Laurent Fabius à Bangui, la première d'un chef de diplomatie française depuis au moins dix ans.

 

A l'initiative de la France, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté jeudi à l'unanimité une résolution soutenant le renforcement de la Misca (Mission internationale de soutien en Centrafrique) et prévoyant l'éventuel déploiement de casques bleus dans le cadre d'une mission de l'Onu.

 

Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a pour sa part un mois pour présenter au Conseil de sécurité des "options détaillées" pour un soutien international à la Misca.

 

"ARC DE L'INSÉCURITÉ"

 

Située géographiquement dans ce que les analystes appellent "l'arc de l'insécurité", qui va du Kenya et de la Somalie à l'Est à la Mauritanie à l'Ouest, la RCA est livrée à des mercenaires étrangers et des groupes armés régionaux.

 

Des mercenaires du Tchad et du Soudan gonflent ainsi les rangs des rebelles de la Séléka, des combattants arabes Janjaweed du Darfour sont également présents sur le sol centrafricain, tout comme des membres de la guérilla ougandaise l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).

 

L'actuelle vacance du pouvoir dans cet Etat qui reste l'un des pays les plus pauvres du monde malgré ses ressources minières pourrait également profiter aux militants d'Aqmi chassés du Mali en début d'année.

 

"On est a un début de poison interconfessionnel qu'on n'avait jamais vu dans le passé et d'une influence internationale qu'on n'avait pas vu non plus", ajoute la source diplomatique.

 

Face à la dégradation de la situation, l'Union africaine envisage de déployer une force de paix de 3.600 hommes sous le nom de Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) incorporant la force régionale de quelque 2.500 soldats déjà présente sur le terrain.

 

"Ce n'est pas évident, car la RCA n'intéresse personne. Les gens savent a peine où c'est. Si nous ne le faisons pas, personne le fera", souligne un autre diplomate français.

 

"On ne cherche pas des interventions ici ou là", ajoute-t-il. "Ce n'est pas à la France de trouver la solution. Ce n'est plus notre vocation d'être le gendarme d'Afrique."

 

La France a toutefois conscience qu'elle pourrait être amenée à s'impliquer directement à un certain stade et plusieurs options militaires sont actuellement sur la table.

 

Paris, qui dispose de 400 soldats déployés autour de l'aéroport de Bangui, pourrait faire passer son contingent à 1.200 hommes dans le cadre d'une sécurisation rapide menée sous mandat de l'Onu, ou le faire passer à 750 soldats dans le cadre d'une opération de soutien à la Misca.

 

La France pourrait enfin décider de maintenir ses 400 soldats, prêts à réagir rapidement en cas de besoin. (Edité par Marine Pennetier)

 

Paris veut agir contre le "poison interconfessionnel" en RCA

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