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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 23:40

 

 

 

 

Reuters  le 16/10/2013 à 16:43

 

La RCA est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars par les rebelles de la Séléka. Selon l'Onu et des organisations de défense des droits de l'homme, les deux camps se sont depuis rendus coupables d'exactions pouvant être assimilées à des crimes de guerre.

 

"Des dizaines de milliers de villageois ont fui une nouvelle vague d'attaques et d'exécutions sommaires - perpétrées tant par des groupes armés que par des forces gouvernementales - dans le nord-ouest du pays", écrit MSF dans un communiqué.

 

"Dans ce climat de peur et de violence généralisées, les gens fuient dans la brousse ou bien se regroupent en quête de plus de sécurité", souligne l'ONG, qui s'alarme du risque accru pour ceux partis se réfugier dans la brousse de contracter le paludisme, première cause de mortalité en RCA.

 

Face à la dégradation de la situation, MSF appelle l'ensemble des groupes armés à respecter la sécurité des civils, du personnel médical et humanitaire et exhorte à déployer une aide d'urgence accrue dans la zone concernée.

 

La France, qui évoque un risque de "somalisation" en RCA, tente d'attirer l'attention de la communauté internationale sur une crise largement éclipsée par d'autre conflits régionaux, notamment le Mali où l'armée française est intervenue en janvier pour chasser des groupes armés islamistes.

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé ce week-end à Bangui l'envoi de troupes supplémentaires françaises en RCA d'ici la fin de l'année.

 

(Marine Pennetier, édité par Gilles Trequesser)

 

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/msf-s-inquiete-de-la-situation-en-centrafrique_407192.html#3cxwttzWwHqi94De.99

 

 

Centrafrique : MSF réclame de l'aide

 

Lefigaro.fr avec AFP  Mis à jour le 16/10/2013 à 06:41

 

Dénonçant une violence "sans précédent" en Centrafrique, l'ONG Médecins sans frontières appelle les groupes armés à respecter la sécurité des civils et humanitaires et exhorte à déployer une aide d'urgence, dans un communiqué aujourd'hui.

"Des dizaines de milliers de villageois ont fui une nouvelle vague d'attaques et d'exécutions sommaires -perpétrées tant par des groupes armés que par des forces gouvernementales- dans le nord-ouest du pays", rapporte l'ONG, estimant à plus de 30.000 le nombre de déplacés sur Bossangoa et des milliers d'autres aux alentours.


Les gens se réfugient dans la brousse, sans protection, et sont particulièrement exposés au risque de paludisme, première cause de mortalité dans le pays, s'inquiète l'ONG. "Ces familles vivent dans une grande promiscuité. Elles cuisinent, mangent, dorment, se lavent et font leurs besoins au même endroit. Ces conditions d'hygiène désastreuses accroissent de manière critique le risque d'épidémie", décrit Ellen Van der Velden, chef de mission MSF en RCA, citée dans ce communiqué.


"MSF est aujourd'hui l'une des seules ONG à travailler dans les zones du pays affectées par le conflit. Elle fournit des soins médicaux et chirurgicaux, un accès à l'eau potable et à l'hygiène, ainsi qu'un soutien nutritionnel. Mais une aide plus importante est nécessaire", soulève-t-elle. "Il n'y a pas encore assez d'acteurs présents sur le terrain pour venir en aide à toute cette population", renchérit auprès de l'AFP le Dr André Munger, responsable de programme sur la Centrafrique.

"Si tout ça perdure, ça va toucher encore plus de gens et ça va être encore plus difficile pour eux de rejoindre les structures de santé qui ne sont déjà pas très nombreuses et pas très fonctionnelles", poursuit-il. Parmi les acteurs humanitaires, certains ont quitté le pays, d'autres ont été victimes de pillages. "Ils doivent se rééquiper et trouver les fonds suffisants", explique le Dr Munger.


La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis la chute en mars du président François Bozizé, renversé par une coalition hétéroclite de rebelles, la Séléka, aujourd'hui officiellement dissoute.


Depuis, le pays est livré à des chefs de bande et des mercenaires étrangers, l'État s'est effondré et les violences menacent de prendre un tour religieux entre chrétiens, qui constituent la majorité des 5 millions d'habitants, et musulmans. Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a annoncé l'envoi de troupes supplémentaires et réclamé l'organisation d'élections libres dans le pays début 2015.

 

MSF s'inquiète de la situation en Centrafrique

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