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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 00:38

 

 

 

http://www.la-croix.com  14/10/13

 

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a annoncé, le 13 octobre à Bangui, l’envoi de troupes supplémentaires en Centrafrique.

 

Alors que la population de la République centrafricaine est livrée sans défense aux groupes armés issus de la Séléka, la coalition qui a chassé du pouvoir le président François Bozizé le 22 mars, la France s’inquiète de plus en plus des effets de cette crise. En premier lieu, de la pénétration et de l’installation de mouvements islamistes.

 

« Le cocktail est explosif, confie une source diplomatique. On trouve les Arabes islamistes du Darfour, les djandjawids ; des djihadistes qui ont fui le Mali ; des combattants de Boko Haram… Beaucoup d’éléments de la Séléka ne parlent qu’arabe. Il y a déjà des régions dans lesquelles la consommation d’alcool et de porc est interdite. On constate que de très nombreuses églises chrétiennes ont été ciblées par les rebelles. À cela s’ajoutent les opposants tchadiens qui profitent du désordre pour reconstituer leur force en Centrafrique, et les actions de la LRA », mouvement armé d’origine ougandaise qui sème la terreur dans la région.

 

PARIS N’IRA PAS AU-DELÀ DE RENFORTS

 

La diplomatie française mobilise la communauté internationale. « En obtenant, jeudi 10 octobre, l’adoption d’une première résolution, on a franchi un grand pas. La République centrafricaine est en train de se trouver au-dessus de la pile des dossiers prioritaires sur le bureau du Conseil de sécurité », se réjouit-on au Quai d’Orsay. 

 

L’adoption d’une résolution qui engage l’ONU dans une opération de maintien de la paix pourrait se faire en décembre et le déploiement des casques bleus, au plus tard au printemps prochain. D’ici là, l’Union africaine doit se mobiliser.

 

Mais, si la France est à la manœuvre aux Nations unies, elle n’a pas l’intention d’engager son armée au-delà des renforts promis. « C’est aux Africains de le faire : les Tchadiens, les Camerounais, les Congolais, les Gabonais et même les Sud-Africains. Plus prosaïquement, nous n’avons pas les moyens de conduire une autre opération militaire d’envergure, en plus du Mali. Cela coûte trop cher », explique un proche du dossier. 

 

La France compte aujourd’hui 410 hommes. Les troupes françaises en Centrafrique pourraient atteindre 750 voire 1 200 hommes à la fin de l’année. Elles viendraient en appui à la force panafricaine Misca.

 

LAURENT LARCHER

Lu pour vous : La France enverra des renforts en Centrafrique

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