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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 23:13

 

 

 

 

RFI  samedi 12 octobre 2013 à 04:30

 

L'ambassadeur centrafricain Charles-Armel Doubane auprès des Nations unies a été révoqué au mois de juillet dernier mais les procédures pour faire accréditer son successeur Dominique Nguérématchi n'ont pas été respectées. Le diplomate révoqué a donc continué à travailler pour préparer l'Assemblée générale des Nations unies et mobiliser la communauté internationale sur la crise centrafricaine. Le contentieux avec Bangui est né peu de temps après l'arrivée au pouvoir de Michel Djotodia. Charles-Armel Doubane avait refusé d'être nommé ministre des Affaires étrangères.

 

En juillet dernier, un premier décret, puis un second en septembre, révoquent l'ambassadeur. Mais les démarches entreprises pour faire accréditer son successeur auprès de l'ONU sont irrégulières et échouent donc. Pendant ce temps, la Centrafrique s'enfonce dans la crise. À New York, l'ambassadeur révoqué gère les affaires courantes, mais surtout prépare l'Assemblée générale des Nations unies.

 

Il est convenu que la délégation qui doit se rendre à New York sera conduite par le Premier ministre Nicolas Tiangaye, mais le président Djotodia fait le forcing pour être du voyage. Mais il est trop tard pour les démarches. L'ambassadeur Charles-Armel Doubane signale également que le président risque de ne pas obtenir de visa ou d'être interdit de tribune, comme ce fut le cas en 2009 pour le président malgache.

 

Félicité pour son travail

 

La présidence centrafricaine suspecte Charles-Armel Doubane de jouer contre elle mais lors du mini-sommet international sur la RCA, c'est lui qui accompagne la délégation centrafricaine, faute de nouvel ambassadeur. Charles-Armel Doubane reçoit des louanges pour son travail de sensibilisation à la gravité de la crise dans son pays. En aparté, le ministre des Affaires étrangères du Congo Brazzaville, pays médiateur en Centrafrique, s'insurge et interpelle même le Premier ministre en lui reprochant de limoger un fonctionnaire pour bons et loyaux services.

 

 

NDLR : On a beaucoup de mal à se faire une idée exacte sur ce que cherche ce Charles Armel Doubane. D’aucuns lui prêtent des ambitions présidentielles, ce qui est noble et légitime mais il n’y a pas qu’à ou de New York qu’on peut servir son pays alors que ce dernier a déçu ses amis et parrains qui avaient cru l’imposer comme ministre des affaires étrangères dans le second gouvernement de Nicolas Tiangaye post chute de Bozizé, portefeuille qu’il a refusé d’occuper pour protester contre un passage à tabac réel ou supposé dont il aurait été l’objet de la part de certains éléments de Séléka peu après leur entrée dans Bangui. Peu avant la chute de Bozizé également, Armel Doubane a prétendu avoir fait l’objet d’une tentative d’enlèvement en plein Bangui par les enfants de Bozizé qui l'avaient accusé de trahison de leur père. Toutes ces affaires réelles ou imaginaires le laissent apparaître et font inévitablement peser sur le personnage des soupçons de mythomanie et de soif de « victimisation ». Il n’est pas inutile de rappeler enfin que Charles Doubane a servi aussi et surtout longtemps, comme conseiller diplomatique du même Bozizé avant d’être nommé ambassadeur aux Nations Unies à New York par celui-ci. 

Imbroglio diplomatique autour de l'ambassadeur de Centrafrique à l'ONU (RFI)

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