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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 12:10

 

 

 

 

 

19/07/14 (AFP)

 

Une nouvelle tentative de réconciliation nationale destinée à ramener la paix en Centrafrique doit se dérouler de lundi à mercredi à Brazzaville mais elle est mal partie avant même d'avoir commencé.

 

Selon le groupe de contact international sur la Centrafrique (une trentaine de pays ou organisations internationales) qui en est l'initiateur, l'objectif du "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" est de "convenir de l'arrêt de toutes les violences", avec la signature d'un "accord de cessation des hostilités, du désarmement des groupes armés et d'un nouveau cadre politique de la transition".

 

Pourraient alors suivre, dans quelques semaines, et si les armes se taisent pour de bon, un dialogue inter-centrafricain dans le pays et dans les camps de réfugiés, avant un éventuel forum national de réconciliation et de reconstruction en octobre à Bangui.

 

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, la Centrafrique est plongée dans le chaos. Les violences intercommunautaires quasi-quotidiennes ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Les ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, et les milices anti-balaka (majoritairement chrétiennes) s'affrontent dans un cycle meurtrier et sanglant d'attaques et de représailles dont les civils sont les premières victimes.

 

A Brazzaville, les autorités congolaises attendent près de 170 représentants centrafricains: membres du gouvernement et du parlement de transition, des groupes armés, des partis politiques et de la société civile.

 

Mais à 48 heures de l'ouverture, le choix des participants restait un problème majeur.

Du côté de la Séléka et des anti-balaka (miliciens pour la plupart chrétiens) qui s'affrontent dans un cycle meurtrier d'attaques-représailles, les divisions internes, d'un côté comme de l'autre, compliquent le choix d'un interlocuteur assez représentatif et influent pour engager un processus de paix solide.

 

La classe politique et la "société civile", elles, sont divisées sur l'opportunité d'aller à Brazzaville, certains réclamant que la réunion se tienne à Bangui.

 

- Gestion contestée de la crise -

 

Cette question de la représentativité et le peu de temps prévu pour la rencontre risquent "de peser sur sa réussite et sur la mise en oeuvre des décisions qui y seront prises", estime Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale du cercle de réflexion International Crisis Group.

 

Plusieurs partis politiques et chefs religieux centrafricains - toutes confessions confondues - ont déjà annoncé leur refus de se rendre à Brazzaville, jugeant plus opportun d'organiser le forum dans leur pays.

 

L'interventionnisme des pays de la région pour tenter de régler la crise est mal vécu, qu'il s'agisse du Gabon ou du Tchad, qui ont abrité des sommets n'ayant rien arrangé, ou encore du Congo, dont le président Denis Sassou Nguesso assure la médiation pour la crise centrafricaine au nom de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC).

 

A côté de ses pairs des pays voisins, la présidente de transition de la Centrafrique, Catherine Samba Panza, qui a confirmé sa présence à Brazzaville, en est réduite à un rôle de figurante.

 

"Le refus de certains d'aller à Brazzaville exprime un rejet ou une critique de cette gestion par la région", considérée comme une mise sous tutelle qui a échoué jusqu'à présent, commente M. Vircoulon. Les pays voisins, eux manifestent leur exaspération face à une classe politique centrafricaine qu'ils jugent indigente.

 

En dépit du déploiement d'une force africaine (Misca) et française (opération Sangaris), la Centrafrique, ancienne colonie française riche en pétrole, en uranium et en diamants, reste livrée aux violences et aux pillages et traverse une grave crise humanitaire avec des centaines de milliers de déplacés.

 

 

Un dialogue inter-centrafricain aura lieu du 21 au 23 juillet à Brazzaville

 

19/07/14 (Xinhua)

 

Le Groupe de contact sur la crise centrafricaine a confirmé vendredi, à l'issue d'une séance de travail, la tenue à Brazzaville d'un forum sur la réconciliation nationale et le dialogue politique inter- centrafricain, malgré de profondes divergences exprimés par les différents acteurs politiques de ce pays sur le lieu de la tenue de ces assises.

 

"Nous avons confirmé que le forum va se dérouler ici à Brazzaville du 21 au 23 juillet", a déclaré le secrétaire général des affaires étrangères et de la coopération, Cyprien Sylvestre Mamina, à l'issue de cette réunion.

 

Selon lui, 169 participants devraient arriver à Brazzaville en provenance de Bangui, dès dimanche.

 

"Nous avons eu aussi reçu confirmation de la participation de tous les pays concernés, notamment les pays de la sous-région qui seront représentés à différents niveaux", a-t-il ajouté.

 

Face aux dissensions nées entre les parties prenantes à ce forum, le diplomate congolais a indiqué que le groupe de contact n'entend pas braver la souveraineté de la Centrafrique, mais offrir plutôt une occasion aux protagonistes de la crise de se retrouver et de discuter franchement autour d'une même table.

 

"Nous voulons d'un forum inclusif, donc toutes les sensibilités politiques vont prendre part au forum de Brazzaville, ce que nous souhaitons, c'est qu'il y ait des résultats, notamment un accord sur la cessation des hostilités et un autre accord qui permette au processus de réconciliation de se poursuivre à Bangui, étant donné que Brazzaville ne constitue qu'une étape de ce processus qui prévoit d'autres étapes en terre centrafricaine", a déclaré le secrétaire général des affaires étrangères.

 

Le forum de Brazzaville sera présidé par le médiateur de la crise centrafricaine, le chef de l'Etat congolais, Denis Sassou- Nguesso, et connaitra la participation de doutes les parties prenantes au conflit en Centrafrique, notamment les autorités gouvernementales, les chefs de la Séléka, les antis balakas et la société civile.

 

 

Catherine Samba Panza plaide pour le Forum de Brazzaville

 

18/07/14(Radio Ndeke Luka)

 

La présidence de la République, dans sa détermination à réussir le forum de Brazzaville, a réuni ce jeudi la classe politique, la plateforme religieuse et la société civile. Il a été question d’éclairer la lanterne des forces vives de la nation sur les avantages de cette rencontre de Brazzaville.

 

Dans son intervention, la présidente de la transition, Catherine Samba Panza a informé les participants que, « La communauté internationale appelle de tous ses vœux à des pourparlers entre les groupes armés belligérants. Ainsi les autorités de la transition ont marqué leurs accords sur les recommandations du sommet de Malabo confirmé par les conclusions de la réunion du groupe international de contact pour l’organisation d’un forum à Brazzaville du 21 au 23 juillet 2014 ».

 

« Ce forum devra aboutir à l’arrêt de toutes les violences à travers la signature par les entités concernées d’un accord de cessation des hostilités et du désarmement des groupes armés », a indiqué Samba Panza.

 

L’argumentaire de Catherine Samba Panza face aux participants n’est pas loin d’être un plaidoyer. « Ma volonté de réunir les Centrafricains autour d’une table est incontestable. C’est à ces fins que j’ai formulé la vision de sortie de crise, articulé le dialogue permanent, la cessation des hostilités, la vérité, la justice et la réconciliation à la base », a déclaré la présidente de la transition.

 

Toujours selon Catherine Samba Panza, « Le Forum de Brazzaville sera la première étape de ce processus de dialogue inclusif et de réconciliation entre tous les Centrafricains. Il sera suivi d’autres étapes à conduire en terre centrafricaine pour assurer la participation des différentes couches de la population et l’appropriation du processus à savoir des concertations organisées dans les différentes préfectures du pays et un forum élargi à Bangui », a-t-elle ajouté.

 

Catherine Samba Panza n’a pas fait la sourde oreille aux multiples raisonnements fournis par la classe politique, la plateforme religieuse et la société civile sur le Forum de Brazzaville. « Des spéculations faites autour du Forum de Brazzaville, je perçois des inquiétudes sans doute fondées sur les expériences infructueuses des rencontres similaires dans le passé ». Seulement, « L’élan patriotique qui s’est spontanément manifesté à travers vos diverses réactions à l’annonce de la rencontre de Brazzaville est la preuve de la maturité de la classe politique et de toutes les forces vives de la nation », a affirmé Catherine Samba Panza.

 

« J’aimerais vous rassurer que Brazzaville ne sera pas une rencontre de trouble, ni une nouvelle humiliation pour le peuple centrafricain. Brazzaville est une opportunité pour que les Centrafricains puissent à nouveau se parler », a-t-elle conclu.

 

Reste à savoir si l’appel lancé par Catherine Samba Panza sera entendu par les partis politiques, la plateforme religieuse et les associations de la société civile qui refusent jusque-là de faire le déplacement de Brazzaville.

 

La rencontre de ce jeudi va permettre de mettre en place trois commissions ; celle qui s’occupe de la cessation des hostilités, la commission accord négocié sur le désarmement et retour dans les zones d’origine ; enfin, celle axée sur les critères d’identification des entités et de qualification des participants au dialogue brazzavillois.

 

Sur l’accord de cessez-le-feu, le document s’est focalisé sur les groupes armés non conventionnels dont six groupes du côté de la coalition Séléka, les Antibalaka et quatre groupes classés dans « autres groupes armés ».

 

Cette question du Forum de Brazzaville a également été soulevée à l’ouverture de la 4e session extraordinaire du Conseil national de la transition (CNT), parlement provisoire, ce 17 juillet.

Le président du parlement provisoire, Alexandre Ferdinand Nguéndet, trouve que la participation des forces vives de la nation aux assises de Brazzaville est un impératif.

 

« J’exhorte tous les Centrafricains épris de paix, d’unité et de concorde nationale, à faire le déplacement de Brazzaville. Comprenant la position de certains partis politiques et organisations de la société civile, la paix qui n’a pas de prix à un prix. Et le prix à payer, c’est d’obtenir par tous les moyens nécessaires un cessez-le-feu », a encouragé le président du CNT.

 

Par contre, la Cellule de réflexion de l’Université de Bangui, dans une déclaration publiée le mardi dernier, estime qu’il n’est pas question d’aller ailleurs pour discuter des problèmes centrafricains.

 

Le rapporteur général, Boris Modeste Yakoubou relève qu’il est temps pour les Centrafricains de laver leurs linges sales en famille, « La République Centrafricaine est un Etat souverain et en vertu de cette souveraineté, nous déplorons le fait que de manière récurrente, les rencontres pour résoudre les problèmes du peuple centrafricain se tiennent ailleurs ».

 

Boris Modeste Yakoubou exige des partenaires internationaux qu’ils honorent leurs engagements. « A la communauté internationale, nous demandons le respect de la décision du peuple centrafricain, (…) d’avoir du respect pour leur engagement et de tenir compte de l’intérêt du peuple centrafricain », a sollicité le rapporteur général.

 

La position de la Cellule de réflexion de l’Université de Bangui est le résultat de la rencontre qui a regroupé plusieurs enseignants du supérieur le vendredi 11 juillet 2014.

 

Centrafrique : difficile tentative de réconciliation nationale à Brazzaville

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique