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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 02:38

 

 

 

Centrafrique: l'ONU condamne les violences de la Séléka à Bangui

 

NEW YORK 16 avril 2013 - (AFP) Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon "condamne fermement les actes de violence de la Séléka contre la population civile", à la suite des affrontements du week-end dernier à Bangui, a déclaré mardi son porte-parole Martin Nesirky.

 

Selon M. Nesirky, M. Ban "appelle les autorités de fait à rétablir l'ordre et la sécurité publique dans l'ensemble du pays, et à assurer la protection des civils".

 

M. Ban est aussi "profondément préoccupé par la détérioration de la situation humanitaire et par les graves violations des droits de l'homme qui continuent" en République centrafricaine.

 

Le communiqué cite des "meurtres, viols, pillages et pilonnages" ainsi que "les tirs aveugles et le recrutement d'enfants soldats". L'ONU "rappelle que ceux qui sont responsables de telles violations devront individuellement répondre de leurs actes".

 

Le secrétaire général "réitère que les accords de Libreville devraient être la base de tout cadre politique visant à mettre fin à la crise actuelle". Il appelle la Communauté des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et l'Union africaine (UA) à "prendre des mesures immédiates et urgentes pour répondre à la gravité de la situation sécuritaire avec l'assistance de la communauté internationale".

 

Une vingtaine de personnes ont été tuées samedi et dimanche à Bangui lors d'affrontements entre des habitants et des éléments de la coalition Séléka au pouvoir depuis le 24 mars. Celle-ci peine à établir l'ordre dans Bangui depuis la fuite de l'ex-président François Bozizé et les pillages par des hommes de l'ancienne rébellion ou des bandits se poursuivent.

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits réservés.

 

 

 

Centrafrique: sept combattants Séléka tués à Bangui depuis lundi

– 

BANGUI 16 avril (AFP) — Sept combattants du Séléka ont été tués ces dernières 48 heures par des hommes armés et des civils dans un quartier nord de Bangui secoué par des troubles, a déclaré à la presse un commandant de l'ex-mouvement rebelle, le général Ousman Mahamat.

 

"Sept éléments du Séléka désarmés (...) ont été tués et cinq autres blessés lundi soir et mardi matin à Boy-Rabé (quartier nord de la capitale) par des hommes armés et des civils qui continuent à opérer dans ce quartier", a affirmé le général Mahamat.

 

Ces combattants avaient été "désarmés par la police militaire de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) pour essayer d'apaiser le climat dans Boy-Rabé" où la population est excédée par les pillages et les violences auxquels se livrent certains membres du Séléka, a-t-il précisé.

 

"C'est grave", a-t-il commenté, précisant que l'une des victimes a "eu le crâne fracassé avec une grosse pierre".

 

Pendant le week-end, une vingtaine de personnes ont trouvé la mort dans des heurts entre anciens rebelles et habitants de deux quartiers de la capitale, selon des témoins.

 

"Une réunion de sortie de crise a eu lieu (dimanche) et une commission a été mise en place. Des contacts ont été établis" avec les habitants de Boy-Rabé pour "trouver un terrain d'entente", alors que les autorités locales et des leaders religieux ont "été mis à contribution", selon le général Mahamat.

 

Boy-Rabé, quartier populaire au nord de la ville et ancien fief électoral du président déchu François Bozizé, a été presque entièrement pillé par des hommes du Séléka ou des bandits se faisant passer pour des rebelles, obligeant de nombreux habitants apeurés et exaspérés à fuir.

 

Le Séléka peine à établir l'ordre dans Bangui depuis sa prise de la ville le 24 mars et la fuite de François Bozizé. De nombreux habitants y vivent dans la peur des pillages et de l'insécurité.

 

Mardi, le nouveau président Michel Djotodia, chef du Séléka, a annoncé un renfort de 500 hommes à la police et 500 autres à la gendarmerie, ainsi que le casernement des combattants du Séléka.

 

Le porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli-Goumba a demandé aux pays d'Afrique centrale d'envoyer 1.000 soldats pour aider au rétablissement de l'ordre dans le pays. Le sujet devrait être débattu au sommet extraordinaire de N'Djamena jeudi consacré à la Centrafrique.

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits réservés.

 

 

 

Centrafrique: le président Djotodia annonce des mesures contre l'insécurité à Bangui

 

RFI  mardi 16 avril 2013 à 23:24

 

Le président Djotodia a annoncé ce mardi 16 avril des mesures pour lutter contre l'insécurité à Bangui, alors que les pillages se poursuivent dans certains quartiers. L'ancien chef rebelle a reçu tous les commandants en charge de la sécurité dans la capitale, après les représentants et les élus locaux, ainsi que les syndicats du patronat.

 

« Nous devons débarrasser la ville des intrus », a déclaré le président Djotodia. Ces intrus, ce sont des proches de l'ancien président François Bozizé, mais aussi, précise-t-il, des membres de la coalition Seleka.

 

C'est la première déclaration du nouveau chef de l'Etat centrafricain après un weekend particulièrement chaotique. Pillages, tirs dans certains quartiers, les habitants de Bangui contactés par RFI ces derniers jours ont tous fait part de leurs craintes.

 

En réaction, l'ancien chef rebelle et actuel président a annoncé l'envoi de renfort à Bangui, 500 policiers et 500 gendarmes supplémentaires. Il a aussi évoqué la possibilité de faire appel aux militaires tchadiens pour sécuriser la ville. Michel Djotodia a également parlé du casernement des combattants de la Seleka, 1000 au total, dont certains sont accusés d'être responsables de l'insécurité grandissante dans la ville.

 

Les hommes de la Seleka seront également cantonnés dans 15 des 16 préfectures que compte le pays pour « assurer la sécurité des biens et des personnes ». La 16e, celle du Haut Mbomou, dans l'est du pays, est déjà protégée par « des forces ougandaises, des forces américaines et les éléments de l'Union africaine », dans le cadre des opérations de lutte contre l'Armée de résistance du Seigneur, la rébellion ougandaise.

 

 

 

L'archevêque de Bangui s'insurge contre les pillages

 

RFI Muriel Pomponne mardi 16 avril 2013 à 12:10

 

Timide retour au calme ce mardi 16 avril à Bangui, en République centrafricaine, après un week-end durant lequel une vingtaine de personnes ont été tuées lors d'affrontements entre les habitants et des éléments de la Seleka, le mouvement qui vient de prendre le pouvoir. Une réunion a eu lieu entre les autorités locales et le président Michel Djotodia, et il a été décidé de mettre en place très rapidement une opération d'échange d'armes contre de l'argent pour inciter les gens à remettre leurs armes à l'administration.

 

L'archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga s'est rendu dans les quartiers victimes de pillages. Il ne croit pas à l'explication selon laquelle les membres de la Seleka cherchaient des armes. Il témoigne que les pilleurs ont été jusqu'à envahir et saccager un orphelinat.

 

Monseigneur Dieudonné Nzapalainga   Archevêque de Bangui

 

« Les enfants étaient terrés sous les lits. J'ai rencontré les responsables qui m'ont parlé avec des larmes. Dans ces maisons, il n'y a pas d'armes. On accueille que des enfants. Que s'est-il passé ?(...) Finalement, il ne s'agit pas de recherche d'armes. Il s'agit de pillages (...)Tirer des coups de fusil les terrorisent, les met dans un état de psychose totale (...). Je peux crier mon indignation par rapport à cette situation »

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